Journées Européennes du Patrimoine 2008 à Montlhéry

510 voitures françaises ont été les actrices de cette fête organisée avec succès par l’UTAC à Montlhéry. On se serait cru revenu aux plus belles heures de l’Age d’Or !

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ALPINE A366

Gilles Bonnafous le 24/09/2008

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Gilles Bonnafous
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Magnifiquement restaurée par Yann Littee, l’Alpine A 366 est une Formule Renault de 1972. Portant le numéro 3660, son châssis est le premier construit du type. La voiture a eu les honneurs de l’Atelier Renault, quand elle fut exposée dans le cadre de l’hommage rendu par le constructeur à Jean Rédélé sur les Champs-Elysées en janvier 2008.

L’Alpine A366 commence sa carrière en 1972 dans le Team Bussereau, émanation du concessionnaire Renault de Cholet, dont le fils Patrick court au volant de la monoplace en 1974. L’année suivante, elle passe aux mains de Bernard Rosello. A partir de 1976, l’Alpine ne participera plus qu’à des courses de côte avec des roues plus larges et en pneus slick. Bernard Rosello cessera de l’aligner en 1977. La suite de l’historique est mal connue.
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C’est en 1990 que Yann Littee acquiert la monoplace. Le châssis est alors roulant, mais dépourvu de moteur, ainsi que de capot arrière. Yann va mettre six ans à reconstruire l’Alpine. En cours de chantier, il rencontre Michel Javaudin, qui, outre deux Alpine A 360 ex-Jean-Pierre Jabouille et A 366 ex-Patrick Tambay, possède les moules des carrosseries de ces machines. La partie arrière de l’A 366 sera reconstituée à partir de l’un de ces moules.

Le premier roulage intervient en 1996, mais sans l’aileron, qui, à l’origine, n’apparaît qu’en 1973. Après quoi, Yann met la voiture dans la configuration 1973 de Patrick Tambay — il pensait alors que la voiture avait été le mulet du pilote, ce qui ne sera pas avéré après des recherches plus approfondies.
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Pour se préparer à maîtriser sa machine, Yann Littee prend part à un stage de pilotage à Magny-Cours. Sa première course vient à l’Age d’Or de 1999, où il se classe sixième. Pas mal pour une première fois. Il participe ensuite à de nombreuses épreuves jusqu’en 2001, année où il cessera de le faire, sa Formule Renault étant désormais confrontée aux F3 modernes.

L’Alpine A 366 dérive de l’A 360, une Formule 3 qui a inauguré le fameux capot « dinosaure » (ainsi surnommé en raison de ses écailles) sur le circuit du Castellet en 1971 — des châssis notamment construits pour Jean-Pierre Jabouille et Patrick Depailler. Capot « dinosaure » que l’A 366 possède toujours. En 1972 et 1973, la F3 Alpine sera l’A 364, au volant de laquelle s’illustreront en particulier Michel Leclère et Alain Serpaggi.
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Construite sur un châssis tubulaire, l’A 366 est motorisée par le quatre cylindres 1565 cm3 de la R 12 Gordini. Avec 125 ch à 6800 tr/mn et seulement 480 kilos, la Formule Renault atteint les 220 km/h. La boîte de vitesses à cinq rapports est celle de l’Alpine A 310 quatre cylindres. Quant aux freins, ils sont empruntés à la Peugeot 204 avec des disques de R 16.

Yann Littee appartient au dynamique « Club Formules de France », qui regroupe les Formule France, Formule Renault et Formule Renault Europe — 25 monoplaces au total. Le club était venu à Montlhéry avec six machines : Alpine A 366 et A 340B, Martini MK 14 et MK 15 (ex-Jean Ragnotti), Grac MT5 et MT6. Le club fêtera les 40 ans de la Formule France sur le circuit de Lohéac les 4 et 5 octobre 2008.
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