Grand Prix de l\'Age d\'Or 2006

Organisé les 24 et 25 juin sur le circuit de Dijon-Prenois, le Grand Prix de l’Age d’Or a offert un superbe spectacle sur la piste comme dans les paddocks. Hélas, le bilan est loin d’être aussi positif au plan de l’affluence.

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KURTIS Indy Roadster

Gilles Bonnafous le 27/06/2006

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A n’en pas douter, la Kurtis américaine a constitué l’une des curiosités les plus en vue du Grand Prix de l’Age d’Or 2006. Ce monstre d’Indianapolis date de 1957, année de sa première participation à la mythique course d’outre-Atlantique.

Le « roadster » Kurtis type 500 G est motorisé par un quatre cylindres Offenhauser, le moteur de l’époque par excellence qui, 24 fois victorieux à Indianapolis, s’y révélera imbattable jusqu’en 1964. Doté d’une distribution à quatre arbres à cames en tête, ce 4128 cm3 développe 420 ch à 6000 tr/mn avec un taux de compression de 15 à 1. Il faut bien cela pour propulser la voiture, qui pèse près d’une tonne ! Sur la ligne droite de Dijon, elle a tout de même frôlé les 260 km/h.
KURTIS
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Sponsorisée par Meguiars, la Kurtis est engagée à Indianapolis par un pilote privé, R. Crawford. Portant le dossard 49, elle ne dépassera pas le stade des qualifications. La même année, elle participe à la course des deux mondes organisée à Monza, où s’affrontent les voitures des deux écoles, européenne et américaine. Elle y est notamment confrontée à la monoplace Lister Jaguar également présente à Dijon.

La voiture courra à Indianapolis jusqu’en 1962. Après quoi, elle sera acquise par Firestone, qui l’utilisera pour tester ses pneus. Elle atteindra 291 km/h sur le circuit d’essais du manufacturier américain de pneumatiques.
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La Kurtis est arrivée au Royaume-Uni il y a une quinzaine d’années. Elle appartient aujourd’hui au Britannique Stuart Harper. Partiellement restaurée, elle a retrouvé sa configuration de 1957. Toutefois, on lui a laissé sa proue A.J. Watson, du nom du célèbre constructeur d’Indycars, qui fut montée quelques années après sa construction et qui améliore le refroidissement.

C’est à partir de 1941 que Frank Kurtis construit des monoplaces de compétition, la plupart réalisées spécialement pour les 500 Miles d’Indianapolis. En 1948, on compte dix Kurtis au départ de l’épreuve. La première victoire intervient deux ans plus tard avec Johnnie Parsons. En 1951, les Kurtis monopolisent le podium, tandis que Bettenhausen remporte neuf courses du championnat, ainsi que le titre. En 1953, elles enlèvent les sept premières places à Indy. Les Kurtis y domineront entièrement le plateau jusqu’en 1955 avec pas moins de cinq victoires.
KURTIS
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A partir de 1956, les Kurtis vont décliner, dépassées par les A.J. Watson, Kuzma et Lesovsky. Il faudra attendre 1959 pour voir une Kurtis triompher à nouveau, mais ce sera sur l'ovale de Langhorne.
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Gilles Bonnafous
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Frank Kurtis est l’initiateur du concept du « Roadster Indy », dans lequel la mécanique est désaxée. Une disposition qui permet au pilote d’être assis beaucoup plus bas dans la voiture, ce qui réduit d’autant la hauteur du véhicule et en améliore l’aérodynamisme.

Les « Roadsters » seront les dernières monoplaces Indy à moteur avant. Car en 1963, un certain Colin Chapman débarque à Indianapolis en compagnie de Jim Clark pour faire la révolution du moteur central arrière. Après deux tentatives infructueuses, le duo s’imposera en 1965 avec une Lotus 38 motorisée par le V8 Ford Cosworth DFX à quatre arbres à cames en tête. Lequel battra également le bon vieux quatre cylindres Offy.
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