Grand Prix de l\'Age d\'Or 2006

Organisé les 24 et 25 juin sur le circuit de Dijon-Prenois, le Grand Prix de l’Age d’Or a offert un superbe spectacle sur la piste comme dans les paddocks. Hélas, le bilan est loin d’être aussi positif au plan de l’affluence.

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Grand Prix de l’Age d’Or 2006

Gilles Bonnafous le 27/06/2006

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Organisé les 24 et 25 juin sur le circuit de Dijon-Prenois, le Grand Prix de l’Age d’Or 2006 a offert un superbe spectacle sur la piste comme dans les paddocks, où abondaient les voitures d’exception. Hélas, le bilan est loin d’être aussi positif quant à l’affluence, moyenne, avec des tribunes clairsemées, voire désertes. Toujours peu de spectateurs venus de l’Ile-de-France, pourtant toute proche, la greffe bourguignonne n’a manifestement pas (encore ?) pris sur les Franciliens. Dommage…

Le Club Facel Vega Gilles Bonnafous

TVR Grantura Gilles Bonnafous
Toujours aussi nombreux, les collectionneurs étrangers, Britanniques en particulier, assuraient l’essentiel des plateaux — le « God save the Queen » pouvait passer pour l’hymne du Grand Prix de l’Age d’Or aux yeux du néophyte… Tous les pilotes que nous avons rencontrés ne tarissaient pas d’éloges sur la qualité de la manifestation et sur le circuit de Dijon, son tracé et son parfait état.

Simca Sport Gilles Bonnafous

Gilles Bonnafous

400 voitures de course réparties en treize plateaux, dont trois dédiées à la Formule 1 (années trente à cinquante, années soixante et époque des moteurs trois litres) ont assuré le spectacle pendant tout le week-end. Parmi celles-ci, des raretés, voire des curiosités, dans toutes les catégories. Citons à titre d’exemple la monoplace Lister Jaguar « Monzanapolis » ou les machines d’Indianapolis, une Miller des années vingt et une Kurtis de 1957. Au chapitre des Sports-prototypes, on notait la présence de deux Ford GT 40 et des monstres de puissance des années 70 que sont la McLaren M1B (celle de Masten Gregory) et autres Chevron ou Lola T70.

Prototype Citroën SM Gilles Bonnafous

Gilles Bonnafous
Au sein des paddocks largement ouverts au public, on ne soulignera jamais assez la qualité de l’accueil et la disponibilité des pilotes et de leurs mécaniciens. Cette proximité et cette complicité entre passionnés ne contribuent pas pour peu au succès de l’Age d’Or.

Sponsor de la manifestation comme l’an dernier, Citroën était l’unique constructeur présent. Une soixantaine de véhicules étaient présentés sur le vaste espace dévolu au Quai de Javel et à la galaxie de ses clubs. Les Tractions y étaient légion. Une exposition consacrée à l’engagement sportif de la firme donnait à voir un prototype DS 21 motorisé par le V6 Maserati (piloté par Björn Waldegaard à la ronde de Chamonix en 1972), une ZX Rallye Raid évolution 5 de 1996 (victorieuse du Granada-Dakar aux mains de Pierre Lartigue), une 2 CV cross de 1976 et deux répliques, l’une du prototype SM haute vitesse de 1973, l’autre de la petite Rosalie des records. Ces voitures effectuèrent plusieurs tours du circuit de Prenois pour une parade le samedi et le dimanche.

Gilles Bonnafous

Gilles Bonnafous

Du côté des clubs, peu de progrès par rapport à l’an dernier, avec la présence prédominante de clubs régionaux, les clubs nationaux étant peu représentés et les voitures exceptionnelles se faisant plutôt rares. Trop d’espaces réservés s’avéraient quasiment déserts ou seulement habités par deux ou trois voitures. Les trop rares exceptions s’appelaient notamment Club Vedette ou Club Panhard qui présentaient un large panorama des modèles de leurs marques. De même, l’Amicale Facel Véga, la mieux placée près du village des exposants — par ailleurs pas très nombreux —, présentait un florilège des voitures de Jean Daninos. Egalement fidèle du Grand Prix de l’Age d’Or, le Club Bugatti a offert sur le circuit la parade d’une vingtaine de modèles, dont une Brescia et des Types 51, 35 et 37.

Miller Indianapolis Gilles Bonnafous

Gilles Bonnafous
Passionnant sur le plan des courses et très apprécié par les pilotes, le Grand Prix de l’Age d’Or doit encore gagner son pari en termes de succès populaire. Un meilleur aménagement des espaces dédiés aux clubs pourrait y contribuer. Mais l’essentiel est sans doute ailleurs. Comment faire bouger les collectionneurs français, franciliens en particulier, et les convaincre de venir passer un week-end automobile en Bourgogne ? Peut-être en offrant aux clubs la possibilité de tourner sur le superbe circuit de Dijon, quitte à réduire la voilure des plateaux de compétition ?

Citroën DS Gilles Bonnafous

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