Tour Auto 2004

Pour sa treizième édition, le Tour Auto 2004 offre deux nouveautés : l’arrivée à Saint-Tropez et la présence d’une épreuve sur circuit à chaque étape.

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FERRARI 365 GTB/4 Daytona Gr IV

Gilles Bonnafous le 20/04/2004

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Alignée dans le premier plateau compétition du Tour Auto (n° 6), la 365 GTB/4 Daytona Groupe IV (GTS, Grand Tourisme Spécial) est une Ferrari historique. Cette voiture au parcours bien connu et qui porte le numéro de châssis 16363 a pour titre de gloire d’avoir remporté la catégorie GT aux 24 Heures du Mans de 1973. Voiture officielle de l’écurie de Charles Pozzi, l’importateur français, elle était pilotée par Vic Elford et Claude Ballot-Lena — elle se classa également sixième au général. Après la course, la Daytona rentra à Paris par la route, prouvant de remarquables qualités de polyvalence et de fiabilité.
FERRARI
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16363 est l’une des quinze Daytona Groupe IV préparées par l’usine et l’une de celles qui possèdent le plus beau palmarès. Elle a également couru à Monza, Imola ainsi qu’au Nürburgring. La voiture fait partie de la troisième série construite en 1973.

Plus puissante avec le V12 de 4,4 litres poussé à 450 ch, cette série de cinq voitures, qui vient après celles de 1971 et 1972, bénéficie de nombreuses modifications par rapport à la série 2 : pistons spéciaux (taux de compression de 9,9 à 1), bielles type course comme sur les GTO, distribution plus pointue, quatre pompes à essence, freins et suspensions renforcés, etc.

Fort heureusement, 16363 est demeurée dans son état d’origine, y compris la peinture. Elle appartient aujourd’hui à Paul Knapfield, un collectionneur Anglais qui l’a acheté à un Américain. Paul Knapfield la pilotait au Tour Auto en compagnie de Guy Fawe, concessionnaire Ferrari et Maserati à Anvers, son copilote. La voiture est suivie par un spécialiste néerlandais des Daytona Groupe IV, qui en assure la maintenance et les révisions. Elle a couru le Tour d’Espagne en 2002 (troisième place) et 2003. Elle est également une fidèle du Tour Auto, auquel elle a déjà pris part à plusieurs reprises.
FERRARI
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Cette Daytona emblématique, qui fait partie du patrimoine de l’usine et de l’importateur français, dont elle constitue l’un des fleurons, témoigne de la pertinence de l’engagement du modèle en compétition. L’affaire n’était pourtant pas gagnée d’avance.

En effet, la Daytona n’a pas été conçue à cette fin. C’est une voiture de route et l’on sait que la philosophie de Maranello a toujours été de faire dériver la production de la course et non l’inverse. Dans un premier temps, la marque se refusa donc à faire courir la Daytona. C’est sous la pression de ses clients et importateurs que Ferrari finira par en développer une version compétition. Les Daytona seront engagées par de célèbres écuries privées : Charles Pozzi (France), le NART de Luigi Chinetti (Etats-Unis), la Scuderia Filipinetti de Georges Filipinetti (Suisse), l’Ecurie Francorchamps de Jacques Swaters (Belgique), Maranello Concessionnaires du colonel Hoare (Royaume-Uni). Et les résultats leur donneront raison.

16363 au Mans 1973
16363 au Mans 1973 D.R
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En 1971, alors que la Daytona court encore en catégorie Sport-prototypes, une voiture du NART remporte l’indice énergétique des 24 Heures du Mans, prenant par ailleurs la cinquième place (Grossman et Coco Chinetti au volant).

Ayant atteint le cap des 500 exemplaires produits, nécessaires à son homologation, la Daytona se voit ouvrir les portes du groupe IV en 1972. Neuf voitures prennent le départ des 24 Heures du Mans : celle engagée par Charles Pozzi (châssis 15667) et pilotée par Jean-Claude Andruet et Claude Ballot-Léna remporte à nouveau l’indice énergétique (également cinquième place du général). La même année, la même voiture s’adjugera le Tour de France Automobile avec l’équipage Andruet-Biche.
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