Acheter une NISSAN 350Z (2003 - 2009)

Stéphane Schlesinger le 08/11/2021

Évoquant la 240Z originelle sans trop paraître néo-rétro, la 350Z a connu un grand succès grâce aussi à son vrai tempérament sportif. Le moment est-il venu de la collectionner ?

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Lady de fer

NISSAN 350Z (2003 - 2009)

La lignée Z de Nissan est atypique. Elle débute en 1969 avec la 240Z, qui remplace le roadster Fairlady. Ce n'est plus une découvrable mais un coupé, dont la ligne évoque la Jaguar Type E. Nantie d'un 6-cylindres performant et d'un châssis bien étudié, c'est une sportive respectable. Bon marché, elle connaît un succès instantané aux USA, et joue un rôle clé dans la notoriété du constructeur. Par la suite, elle ne cesse de s'embourgeoiser, devenant 280ZX puis 300ZX. Cette dernière dénomination donne lieu en 1989 à une grande GT hypersophistiquée avec ses roues arrière directrices et son V6 biturbo. Mais, extrêmement chère, elle n'a plus rien à voir avec le coupé abordable des débuts ! Or, à la fin des années 1990, la mode change et revient vers les sportives compactes, telles que les Audi TT, Honda S2000 et autre Porsche Boxster. Aussi, Nissan décide un retour vers la 240Z originelle, et descend en gamme, ce qui est atypique. Cela engendre d'abord le concept Fairlady Z en 1999. Fraîchement accueilli à cause de son style néo-rétro mièvre, il suscite pourtant de l'intérêt. À tel point que le patron de Nissan, un certain Carlos Ghosn, annonce en 2000 qu'une Z fera son retour, pour revitaliser la marque alors très mal en point. Le même coup qu'en 1969 ! En 2001, à Genève, un très séduisant concept Z, dessiné sous la direction de Shiro Nakamura, est dévoilé, annonçant à 99 % le modèle définitif. Ce dernier sort en juillet 2002 aux USA, puis fin 2003 en Europe. Belle, la Nissan 350Z n'a plus rien de rétro, mais elle est immédiatement perçue comme une Z. L'accueil est excellent, surtout qu'elle est très bien étudiée. Cx remarquable (0,29), nouvelle plateforme, puissant V6 3,5 l VQ (280 ch) en position centrale avant et suspension recourant sur les deux trains à des bras multiples et à l'aluminium, inspirés de la compétition. Cerise sur le gâteau, l'auto a été mise au point sous la direction de Kazutoshi Mizuno, ancien directeur de Nismo qui a préparé les Nissan du Mans. Efficace, rapide, fonctionnelle et relativement abordable (34 500 € - 42 500 € actuels), la 350Z fait envie et connaît un franc succès outre-Atlantique comme sur le vieux continent, où elle s'adresse à une clientèle plus restreinte. Tout juste critique-t-on sa finition moyenne et ses commandes un peu lourdes. Passant à 300 ch en 2005 puis 313 ch en 2007, la 350Z améliore à chaque fois sa présentation et ses réglages de suspension, tandis qu'un roadster voit le jour en 2004. La 350Z disparaît en 2009 après avoir été vendue à plus de 23 000 unités en Europe (contre plus de 160 000 aux États-Unis). Elle est remplacée par une 370Z qui, si elle est un peu plus évoluée techniquement, ne suscite pas le même coup de cœur…

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Au volant

Athlétique et sobre, la ligne n'a pas vieilli. L'habitacle, lui, si ! La batterie de petits compteurs centraux rappelle sympathiquement la 240Z, mais les matériaux sont datés. Et il n'y a pas de boîte à gants ! Heureusement, malgré l'absence de réglage en profondeur du volant, la position de conduite est impeccable. À la mise en route, la sonorité rauque du V6 envahit le cockpit. Les commandes sont fermes, mais permettent de mieux faire corps avec la voiture. Surtout, elles sont franches. Dès les bas régimes, le moteur envoie du bois, gratifiant la Nissan d'excellentes performances. Un peu rugueux, il n'apprécie guère de passer les 6 000 tr/mn, mais peu importe, on va déjà très vite. Précis et bien équilibré, le châssis se montre très efficace, et le freinage puissant. Quant au confort, ferme, il suffit largement en usage courant, auquel se prête très bien la 350Z, avec sa bonne visibilité et son coffre spacieux (malgré un seuil très haut).

Avenir

Fiable, la 350Z ne présente pas d'autre mauvaise surprise que le prix de certains consommables. Quant à la cote, d'ordinaire stable, elle se révèle haussière pour les plus beaux exemplaires. Comptez 10 000 € pour une 280 ch de 150 000 km, 15 000 € pour une 300 ch de 100 000 km et 18 000 € pour une 313 ch. Les roadsters ne demandent pas de prime et, au contraire, si vous acceptez un volant à droite, vous économiserez aisément 3 000 €.

3 points clés

Sensations authentiques, prix attractif, cote stable voire haussière

Chronologie

- 2001 : Le concept Z annonce la 350Z à 99 %.
- 2002 : Lancement de la 350Z finale.
- 2004 : Le roadster apparaît.
- 2005 : Le V6 passe à 300 ch.
- 2007 : 313 ch pour le V6.
- 2009 : Fin de production.

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