Acheter une MINI CLASSIQUE Cooper (1961 - 2000)

Stéphane Schlesinger le 19/01/2022

Malgré son succès commercial, une Mini Cooper authentique est une denrée rare, en bel état et en configuration d'origine. Elle voit donc sa valeur monter.

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Boule de nerf révolutionnaire

MINI CLASSIQUE Cooper (1961 - 2000)

En 1956, la crise de Suez provoque une explosion du prix des carburants outre Manche. Leonard Lord, patron d'Austin, croyant cette hausse pérenne, demande à son directeur des études, Alec Issigonis, de plancher sur une petite voiture bon marché. Brillant, l'ingénieur décide d'optimiser au maximum le packaging pour que l'auto soit légère et frugale, tout en préservant le volume utile. Il implante la mécanique transversalement, en plaçant la boîte sous le moteur. Cela débouche en 1959 sur la Morris Mini, appelée aussi Austin Seven, minuscule (3,05 m de long) mais suffisamment spacieuse pour quatre. Révolutionnaire ! De plus, avec ses roues repoussées vers les coins, ses masses bien centrées et sa suspension ferme, la Mini offre une tenue de route exceptionnelle. Elle séduit John Cooper, concepteur de Formule 1, qui convainc George Harriman, numéro 2 de la BMC de produire une version sportive portant son nom. Moteur gonflé à 997 cm3 pour 55 ch SAE, freins avant à disques, la Mini Cooper débarque en septembre 1961 et connaît un certain succès, 14 000 étant vendues en 1962.
En 1963, la Cooper S apparaît, forte d'un 1 071 cm3 de 70 ch SAE, qui la propulse à près de 160 km/h ! L'année suivante, une évolution à 1 275 cm3 pour 76 ch vient la chapeauter puis la remplacer, tandis que le 997 passe à 998 cm3 (toujours 55 ch), un confidentiel 970 cm3 apparaissant pour des raisons d'homologation en course. Malgré leur prix (9 950 F en 1964 – 14 000 € actuels, et 13 950 F en S – près de 20 000 € de 2019) Les Cooper deviennent la coqueluche des stars, de Paul Newman, aux Beatles en passant par Enzo Ferrari ! Car elles brillent en compétition, raflant les éditions 1964, 1965 et 1967 du Rallye de Monte Carlo.
En 1967, elle évolue comme les autres Mini et reçoit une lunette arrière agrandie ainsi qu'une nouvelle calandre, avant de changer encore en 1969, adoptant notamment des portières à charnières enfin dissimulées et des vitres descendantes. Mais la carrière de la Mini sportive touche à sa fin. Le groupe British Leyland qui la produit, exsangue, refusant de payer à John Cooper ses royalties (2 £ par exemplaire vendu).
Fin 1969, la 998 est remplacée par la 1275 GT, et en 1971, c'est la 1275 S qui disparaît. Au total, la Cooper a été produite à 80 620 unités et la Cooper S à environ 27 000, dont 4 031 avec le bloc 1 071 et 963 nanties du 970, le reste recevant le 1 275. La Cooper revient à partir de 1991, avec un1,3 l de 61 ch. Plus un objet fun et vintage que vraiment sportif !
Fin 1992, dépollution oblige, elle adopte catalyseur et injection, portant la puissance à 63 ch. La Cooper 1.3i termine sa carrière en 2000, profitant d'une pléthore de séries limitées, un kit portant la puissance à 78 ch étant même disponible, ravivant la version S. Belle carrière pour la mère de toutes les petites sportives modernes !

Avenir

Malgré son succès commercial, une Mini Cooper authentique est une denrée rare, en bel état et en configuration d'origine. Elle voit donc sa valeur monter, surtout pour les rares Cooper 970 qui flirtent avec les 40 000 €. La Cooper S 1 071 dépasse régulièrement les 30 000 €, alors que la 1300 s'établit plutôt vers les 28 000 €. Les 997 et 998, moins cotées, tournent autour des 20 000 €. Quant à celles des années 90, elles atteignent déjà les 15 000 €.

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