Acheter une BMW 645 / 650i (2003 - 2011)

Stéphane Schlesinger le 24/01/2022

La Série 6 E63, sous un design très clivant mais qui vieillit bien, cache une technologie et des performances qui la rendent très attirante.

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Osée et posée

BMW 645 / 650i (2003 - 2011)

Auteur du Coupé chez Fiat, l'Américain Chris Bangle est débauché par BMW qui lui confie la direction de son design en 1992. Cela se traduit en 1997 par une Série 3 E46 très conservatrice qui ne laisse en rien deviner la suite. À cette époque, le directoire demande à Bangle de refondre l'identité visuelle de la marque. Dès 1999, le concept Z9 GT, dessiné sous sa supervision par Adrian van Hooydonk, surprend tout le monde. Ce show-car annonce par sa poupe en queue de canard, son avant tombant et la molette iDrive, la Série 7 E65 de 2001, la Série 5 E60 de 2003, et surtout la Série 6 E63 qui en dérive présentée quelques mois plus tard. Si cette appellation abandonnée en 1989 est ravivée, son design déconcerte totalement. Heureusement, la technologie est là. L'aluminium compose les ouvrants (sauf la malle arrière, en plastique), l'arbre de transmission voire une bonne partie des trains roulants. Ceux-ci, particulièrement bien guidés (multibras à l'arrière), s'ajoutent à la bonne répartition des masses pour assurer un comportement routier de référence, même si les sensations sont lissées. En supplément, l'amortissement piloté et la direction active affûtent la voiture. Sous le capot, en haut de gamme, on retrouve l'excellent V8 4,4 l de 333 ch déjà vu dans les Série 5 et 7. Ce bloc tout alliage à 4 arbres à cames en tête propulse le coupé à 250 km/h, lui faisant franchir les 100 km/h en 6,6 s. Surtout, chose rare, il s'attelle à une boîte manuelle, l'automatique étant proposée en option. Toutes deux comptent 6 rapports. Dans le cockpit, là encore, le design surprend avec les deux casquettes surplombant la planche de bord. Mais entre l'écran central relevé et l'affichage tête haute, l'ensemble se révèle ultramoderne. Malheureusement, la finition perd en qualité et le prix est élevé : 79 700 € (98 900 € actuels selon l'Insee). Cela dit, la Série 6 remporte un grand succès sur ses marchés clés que sont l'Asie et l'Amérique du Nord. Le cabriolet, apparu en 2004, le renforce. Fin 2005, le V8 4,4 l passe à 4,8 l. La 645 Ci devient pour l'occasion 650 Ci et profite de 367 ch, cependant qu'en septembre 2007, la BMW bénéficie d'un restylage léger : le couvercle de coffre intègre le troisième feu de stop, les projecteurs et boucliers sont redessinés et la finition intérieure est améliorée. Le V8 restera à 367 ch jusqu'à la fin de la carrière de la Série en 2011. 116 748 exemplaires ont été fabriqués, dont 62 575 coupés. Joli score !

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Précautions d'achat

Mécaniquement, si l'entretien a été bien fait, c'est du solide. En revanche, dans l'habitacle, on relève quelques bugs électroniques, le système multimédia CCC n'étant par ailleurs pas très endurant. Le CIC à disque dur apparu en 2009 cause bien moins de soucis.

La cote

À l'instar des hauts de gamme allemands mainstream, la Série 6 a fortement décoté. Les bons exemplaires de moins de 200 000 km se dénichent dès 12 000 €, à 14 000 € ils totalisent 150 000 km et à 18 000 € moins de 100 000. Comptez 3 000 € supplémentaires pour un cabriolet, tout comme pour une 650 Ci. La cote est stable.

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Avis des propriétaires

Commentaires

avatar de lazare59
lazare59 a dit le 26-07-2022 à 11:33
Attention à une fragilité connue sur ce V8 : le joint sur le tube derrière la pompe à eau (accessible sous l'admission) qui se désagrège et provoque une importante fuite de liquide de refroidissement. Très coûteux à réparer chez BMW car le tube est serti en usine côté tablier donc impossible de changer sans sortir le moteur. Perso j'ai remplacé par un tube télescopique venu des Usa.