Acheter une AUTOBIANCHI A112 Abarth (1971 - 1985)

Stéphane Schlesinger le 06/12/2021

l'Autobianchi A112 est une sorte de Mini à l'italienne. Une si bonne base ne peut laisser insensible Carlo Abarth qui va en préparer rapidement une dérivée sportive.

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Un air de revanche

AUTOBIANCHI A112 Abarth (1971 - 1985)

La Mini suscite une grande amertume chez Dante Giacosa, le génial ingénieur en chef de Fiat. En effet, celui-ci n'a pu développer sa traction à moteur transversal, la direction turinoise le lui ayant interdit. Mais face au succès de la petite anglaise, celle-ci revient sur son véto et Giacosa mène à bien ses recherches. Elles aboutissent non pas chez Fiat mais chez Autobianchi, qui sert à l'époque de marque laboratoire au groupe italien. Cela donne la Primula en 1964, une traction à mécanique transversale innovante : c'est la première à positionner sa boîte de vitesses dans prolongement du vilebrequin, principe repris par tout le monde depuis.

En 1969, une petite auto vient la suppléer par le bas : l'A112, sorte de Mini à l'italienne. Très similaire à l'anglaise dans sa définition, elle en corrige les faiblesses en se dotant d'un hayon très pratique, d'une suspension plus confortable (jambes McPherson à l'avant, ressort à lames transversal à l'arrière) et d'une mécanique plus simple à fabriquer, utilisant le principe de la Primula. Très chic, l'A112 étonne aussi d'emblée par ses performances et sa tenue de route. Comme la Mini ! Une si bonne base ne peut laisser insensible Carlo Abarth, le pendant australo-italien d'Amédée Gordini. Il prépare rapidement une A112 sportive, qui s'est retrouvée sur le marché fin 1971. Malgré ses 982 cm3 seulement, son moteur développe 58 ch, ce qui, allié à ses 660 petits kilos, lui permet d'accrocher les 150 km/h. Comme une Cooper ! Et son prix est lui aussi assez élevé : 15 000 F en 1973, soit près de 14 000 € actuels. Reste à défier la Cooper S, ce que l'A112 ne va jamais pouvoir faire. En effet, au fil de sa longue carrière qui va s'étirer jusqu'en 1985, elle connaîtra six évolutions plus ou moins importantes, mais ne verra sa puissance progresser qu'une fois.

En 1975, son 4-cylindres culbuté passe à 1 049 cm3 pour 70 ch (160 km/h au maxi), alors qu'elle doit attendre 1979 pour recevoir un tout nouveau tableau de bord, ainsi que, en option, une boîte 5. En 1982, de gros boucliers tentent de la moderniser, et elle tire sa révérence non sans avoir vu sa dotation s'enrichir encore en avril 1984. Au total, plus de 100 000 A112 Abarth, réparties en 7 séries, sortiront des chaînes, mais la grande majorité sera vaincue par la rouille. Aujourd'hui, cette puce vive, capable de 7 000 tr/mn, efficace (quoi qu'un peu délicate à piloter) et fiable s'avère très recherchée, d'autant que son importateur, le mythique André Chardonnet, l'a largement promue grâce à la compétition. Que de souvenirs !

Avenir

Les premières séries, en 58 ch, sont les plus rares donc les plus cotées : rien à moins de 15 000 €. A 10 000 €, on peut s'offrir une 4ème série, un bon compromis entre luxe de l'habitacle et esthétique encore préservée. Les versions ultimes séduisent tout de même, malgré leurs accessoires de carrosserie en plastique, et réclament désormais plus de 10 000 € elles aussi.

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