Acheter une ASTON MARTIN DBS Superleggera Volante (2019 - ...)

Stéphane Schlesinger le 17/01/2022

Aston de série la plus puissante de l'histoire, la DBS Superleggera ne se départit pas d'une grande classe, contrairement à d'autres supercars.

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Elégamment monstrueuse

ASTON MARTIN DBS Superleggera Volante (2019 - ...)

Au salon de Genève 2016, grosse affluence sur le stand Aston, qui présente sa première vraie nouveauté depuis 15 ans. La DB11. Elle étrenne une structure modulaire en aluminium, moins intrusive que la VH pour optimiser l'habitabilité, moins lourde de 21 kg et plus rigide de 39 %. Le V12 de la DB11 est plus petit que celui de la Vanquish : 5,2 l contre 5,9 l. Mais plus puissant car la première fois de l'histoire, une Aston de série reçoit des turbocompresseurs, downsizing oblige : 608 ch. Néanmoins, dans sa quête d'une moindre consommation d'essence, Brian Fitzsimons, l'ingénieur en chef de la marque, n'est pas allé jusqu'à doter d'une injection directe ce bloc AE31 présenté comme tout nouveau. Il reprend l'ouverture à 60° et l'alésage de l'ancien V12 pour pouvoir réutiliser son outillage, dans un souci d'économie, et a été développé en partie dans les installations d'Illmor, par les ingénieurs d'Aston : c'est bel et bien un moteur inédit. Il s'attèle une boîte automatique bien connue, et collée au pont, la ZF à 8 rapports que l'on retrouve chez Alfa Romeo, Audi, BMW et Jaguar notamment... Les trains roulants reprennent les grands principes des DB à plateforme VH : doubles triangles à l'avant, essieu multibras à l'arrière, et amortissement piloté. Du classique, mais on notera tout de même la présence, pour la 1ère fois encore chez Aston, d'une direction à assistance électrique.

Le tout s'enrobe d'une carrosserie mêlant aluminium et composite, exécutée par Marek Reichman et son équipe. Elle se tourne vers plus de technicité apparente, à l'image de ce que fait Ferrari. Elle canalise élégamment les flux d'air dans ses panneaux pour créer de l'appui sans recourir à des éléments voyants, comme un aileron arrière par exemple. Malgré ses 206 430 €, la DB11 est très bien accueillie et évolue rapidement. En octobre 2017, le cabriolet Volante est dévoilé, équipé d'un V8 4,0 l Mercedes-AMG, qui équipe le coupé par la suite. En 2018, la DB11 AMR arrive, forte de 639 ch, qui finit par remplacer la V12 de 608 ch, et surtout, une appellation mythique revient : DBS. Flanquée d'une seconde : Superleggera. Cette dernière fait référence au carrossier Touring et son procédé de fabrication ultraléger, utilisé sur les Aston DB4-5-6. Sur la DBS, l'allègement vient de panneaux de carrosserie en fibre de carbone, aidant à économiser 72 kg face à une DB11 standard. Tout l'avant a été redessiné dans un style autrement agressif, tandis que l'étude de l'écoulement de l'air sur la carrosserie a été revue pour générer 180 kg d'appui à la vitesse maxi. Et celle-ci est très élevée, à 340 km/h… Ceci grâce au V12 qui développe désormais la puissance ravageuse de 725 ch. La boîte a été adaptée en conséquence, tout comme la suspension, l'amortissement et les freins. Et en 2019, cette beauté féroce facturée 277 306 € se découvre en Volante, le seul cabriolet V12 du marché. Fascinante.

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Au volant

Autant je trouve la DB11 trop haute sur pattes, autant la DBS me séduit totalement. Elle parvient comme peu d'autres à concilier élégance et agressivité sans tomber dans un langage esthétique façon chaussure de footballeur. Le cockpit reste proche de celui de la DB11 avec ce combiné TFT qui me fait regretter les aiguilles des anciens modèles. Au réveil, le V12 est moins sonore que sur la Vanquish S, et tout aussi docile en conduite courante. Mais il y a 725 ch et surtout, 900 Nm de couple très vite ! Donc, on explore l'accélérateur avec circonspection : si on accélère trop fort avant les 100 km/h, l'antipatinage se déclenche, même sur le sec. On apprend à mettre les gaz gentiment puis on prend confiance et là, l'extase ! Le V12 vous propulse à 250 km/h en quelques secondes, et à cette vitesse, vous colle encore au siège en reprise. Epoustouflant. Surtout que l'auto est fidèle à la tradition Aston : volant assez ferme, châssis prévisible, grip monstrueux, quelques réactions pataudes, amortissement préservant le confort. Toit baissé, on profite à plein de la mélodie du moteur, et c'est ce qu'on a de mieux à faire en France. Là, on découvre qu'en respectant les limitations, on ne consomme que 13,5 l/100 km en moyenne. J'adore cette voiture.

Avenir

S'il est trop tôt pour se prononcer sur la fiabilité (qui devrait être bonne), on constate déjà que la Superleggera décote, en considérant que sa carte grise coûte 21 690 € en Ile de France si on l'achète neuve… Le mouvement est pour l'instant faible, puisque les prix débutent à 290 000 €. Mais la chute devrait s'accentuer.

3 points clés

- Puissance record pour une Aston de série
- Look musclé mais élégant
- Faible décote

Chronologie

- 2016 : Lancement de la DB11, annonçant une nouvelle ère pour Aston
- 2017 : Arrivée de la Volante avec un V8 Mercedes également disponible dans le coupé
- 2018 : La DB11 devient AMR : 639 ch.
- 2018 : Apparition de la DBS Superleggera, une DB11 extrême.
- 2019 : Lancement de la DBS Superleggera Volante.

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