Salon de Francfort 2001

SEAT Tango

Jean-François Destin le 23/09/2001

Les petits roadsters ont la côte et en attendant l'arrivée au début de l'année prochaine de la nouvelle Ibiza, Seat montre à Francfort sa créativité au travers de la Seat Tango.

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Les petits roadsters ont la cote et en attendant l'arrivée au début de l'année prochaine de la nouvelle Ibiza, Seat montre à Francfort sa créativité au travers de Tango. Il s'agit d'un roadster minimaliste inspiré des craquantes décapotables des années 50 et 60. Le design a été confié au célèbre Walter de Silva, ex Alfa Romeo devenu l'an dernier patron du style de Seat.

Le père des Alfa 156, 166 et 147 a été débauché par Seat pour sortir la marque de l'anonymat. Tango exposé en première mondiale au salon allemand démontre un talent intact même si l'artiste n'a pas totalement su se débarrasser de l'empreinte Alfa.

Long de 3.68m (pour 1.71m de large et 1.18m de haut), ce mini spider aurait très bien pu trôner sur le stand italien. Pour l'heure, la division espagnole du groupe Volkswagen poursuit sa quête d'une image forte et exclusive, ce qui n'est pas facile.

Assez classique à notre avis, Tango cache de solides structures tubulaires dérivées de celles de la Seat World Rally Car de compétition sur lesquelles sont fixées des suspensions spécifiques (Mc Pherson à l'avant et essieu à effet directionnel à l'arrière).

Pédalier et cadrans de contrôle réglables.

Côté moteur, on retrouve le 4 cylindres 1800 cm3 du groupe dans sa version 180 ch. Le bon rapport poids/puissance permet d'atteindre le 235 km/h et de passer de 0 à 100 km/h en 7 secondes.

Pour faite authentique, Seat n'a pas cherché à peaufiner, préférant par exemple laisser à la vue les tubes en aluminium, un matériau de décoration jugé noble aujourd'hui. De même, le cuir des sièges a été traité pour résister à l'eau et rouler sous une petite averse ne pose pas de problème. Ces sièges restent fixes et la bonne position au volant s'obtient en réglant le volant et le pédalier mais aussi les cadrans de contrôle.

Pour l'éclairage, Seat a puisé dans les recettes à l'ancienne et notamment celles de Citroën (les DS des années 70) avec les phares pivotants. Solidaires des mouvements de la direction, ils assurent en théorie au conducteur un confort de vision supplémentaire. Constatant qu'à l'usage, le gain anticipé de visibilité restait négligeable en regard du coût du système, Citroën avait décidé de l'abandonner. Des leds (minuscules mais très puissantes) font office d'antibrouillard tandis que l'alimentation de l'éclairage arrière fait appel à la fibre optique.

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