Salon de Francfort 2001

BMW série 7

Jean-François Destin le 23/09/2001

Pour combler le retard pris sur la Mercedes Classe S lancée à l'automne 1998, BMW n'a pas lésiné sur les moyens pour interpeller les futurs clients de la BMW Série 7.

Pour combler le retard pris sur la nouvelle Mercedes Classe S lancée dès l'automne 1998, BMW n'a pas lésiné sur les moyens pour interpeller les futurs clients de cette nouvelle Série 7. Les visiteurs du salon de Francfort ont d'abord été surpris par une silhouette toujours aussi prestigieuse mais s'écartant de l'évolution stylistique lente entretenue depuis tant d'années. Sans pour autant susciter un choc visuel, les designers de Munich ont désormais pour consignes de personnaliser chaque niveau de gamme.

BMW série 7 BMW série 7

Sourcils marqués

Guère plus longue (5.03m contre 4.98,5m), cette nouvelle 7 se distingue par un nouveau regard, ses optiques étant comme surlignés par des sourcils marqués. La calandre (ces fameux reins) ne font plus partie intégrante du capot mais restent en place lorsqu'on découvre le moteur. L'arrière relevé, lourd et peu esthétique semble avoir été greffé à la hâte pour gagner du volume alors que la capacité du coffre reste identique (500 dm3) à celle du modèle actuel.

La révolution apparaît plus évidente à bord. BMW a joué avec simplicité la carte du multimédia et du tout électronique. Alors que le conducteur de la Classe S Mercedes dispose d'une bonne centaine de commandes, celui de la nouvelle 7 se retrouvera en face d'une planche de bord de luxe (avec placage de frêne brillant ou cerisier satiné) presque totalement dépourvue de boutons. En revanche, il trouvera sous sa main droite à l'extrémité de l'accoudoir une "souris" en aluminium capable de piloter quelques 700 fonctions électroniques.

Relié à un écran 16/9, cet équipement (exclusif dans une automobile) permet l'accès à de multiples menus et sous-menus pour paramétrer presque tous les réglages. Reste à savoir si le conducteur aura le temps et l'envie de jouer les informaticiens patentés.

Contrôle actif du roulis

Evidemment plus confortable et sure, la nouvelle Série 7 cumule les sophistications technologiques comme la suspension à amortissement variable, le correcteur pneumatique de l'assiette et un contrôle actif du roulis.

Nous avons gardé le meilleur pour la fin avec, par tradition chez BMW, une offre moteurs exceptionnelles. Les V8 disponibles ont été revus et modernisés au travers notamment des systèmes de distribution et d'admission variable. Histoire d'augmenter le rendement tout en en diminuant la consommation (moins de 11l en moyenne conventionnée). Le 3.5l délivre 272 ch et le 4.4l 333 ch pour des couples respectifs de 360 et de 450 Nm.

La nouvelle gamme Série 7 bénéficiera au printemps 2002 d'un tout nouveau V12 de 6 litres Valvetronic (réservé à la 760 IL rallongée de 14 cm) et à l'automne de deux V6 3l essence et turbo diesel et d'un V8 turbo diesel dépassant les 200 chevaux.

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