Saga Bizzarrini

La marque Bizzarrini naît en 1966. De magnifiques sportives verront le jour sans connaître un véritable succès. Pourtant...

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Histoire : Bizzarrini constructeur

Gilles Bonnafous le 05/02/2007

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Giotto Bizzarrini fonde sa propre marque en 1966 en créant la Bizzarrini S.p.A., qui prend la suite de la Societa Prototipi Bizzarrini. Il produit l’ISO Grifo A3/C rebaptisée Bizzarrini 5300 GT et déclinée en versions Strada et Corsa. Quant à la GT America, elle s’inscrit dans la lignée de la 5300 GT, dont elle se veut l’héritière.
Bizzarrini devant un dessin de la 5300 GT
Bizzarrini devant un dessin de la 5300 GT D.R.
P538
P538 D.R.
Exclusivement destinée à la course, la barquette P538 est considérée comme la réalisation la plus accomplie de Bizzarrini. Motorisée par le V8 Chevrolet ou le V12 Lamborghini, elle est dotée d’une carrosserie ultra-légère en matériau synthétique. Sa première sortie a pour cadre les 24 Heures du Mans 1966 (motorisée par un Chevrolet), où elle abandonne à la troisième heure sur fuite d’huile. L’année suivante, elle n’ira pas au-delà du cap des vérifications techniques. Et le changement de règlement intervenu en 1968 (minimum de cinquante voitures construites) lui interdit dès lors l’accès de la piste.

La P538 trouvera un prolongement grâce à Giugiaro, qui vient de créer Italdesign. En 1968, le maître prend la voiture pour base afin de réaliser un concept-car des plus futuristefuturistes. Dénommé Manta, ce dernier se caractérise par sa ligne monocorps radicale et par ses trois places frontales avec volant médian.

Giotto Bizzarrini tente également sa chance sur le marché des voitures de sport de gamme moyenne. En témoigne sa 1500 Berlinetta, sorte de petite 5300 GT en réduction, qui prend pour base la Fiat 1500. Dévoilée au salon de Turin de 1966, elle ne sera construite qu’à une douzaine d’unités. Mais la Berlinetta intéresse la General Motors, qui souhaite lancer un modèle sportif de prix accessible.

Le géant américain passe commande à Bizzarrini d’une étude allant dans ce sens. Baptisé 1900 GT Europa, le projet est présenté en 1967. La voiture est motorisée par le 1,9 litre Opel. La GM optera finalement pour une solution maison, qui sera l’Opel GT. Bizzarrini produira pour son propre compte une dizaine de 1900 GT Europa.
Bizzarrini 1500 Berlinetta
Bizzarrini 1500 Berlinetta D.R.
Brillant ingénieur, Giotto Bizzarrini n’est guère meilleur commerçant que financier et la Bizzarrini S.p.A. doit cesser ses activités en 1969. C’est le moment où Bizzarrini reçoit de l’American Motors la commande d’une étude pour la troisième génération de l’AMX, le modèle sportif de la firme.

Mais l’Américain rompra cette collaboration alors que plusieurs exemplaires sont déjà construits sur les 25 de présérie (moteur V8 de 6,4 litres). Associé à Diomonte, Bizzarrini tentera de relancer le projet en 1975 sous le nom de Bizzarrini Sciabota. Mise au point par BMW, le modèle ne connaîtra pas de suite.
Bizzarrini 1900 GT Europa
Bizzarrini 1900 GT Europa D.R.
AMX d'American Motors
AMX d'American Motors D.R.

Professeur aux universités de Pise et de Florence à partir de 1972, Giotto Bizzarrini participe à divers projets en tant que consultant : formule 3 à effet de sol en 1973, Eta-Beta avec Fiat et Pininfarina en 1998, GT Picchio en 1999.
Bizzarrini Kjara
Bizzarrini Kjara D.R.
Bizzarrini Kjara
Bizzarrini Kjara D.R.
En 1992, la Bizzarrini BZ-2001, un prototype réalisé à la demande de l’Américain Barry Watkins sur la base d’une Ferrari Testarossa, aurait pu être le prélude à la renaissance de la marque. Autre projet intéressant développé avec l’université de Rome à partir de 1998, la Kjara est une barquette à moteur central équipée d’une motorisation hybride diesel-électrique. Elle sera exposée au salon de Turin 2000 avec un V6 trois litres Alfa Romeo.

Le dernier projet en date est la supercar Bizzarrini GTS 4,4 présentée au salon de Genève 2005 par le groupe italien VGM propriétaire du nom Bizzarrini. La voiture est motorisée par un V8 BMW Alpina de 4,4 litres développant 530 ch à 5800 tr/mn : 360 km/h et le 0 à 100 km/h en 3,9 secondes. Elle n’a guère convaincu et n’a pas connu de suite.
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