Saga AMG

Lorsqu'ils lancent AMG en 1967 Aufrecht et Melcher, deux ingénieurs de Mercedes, sont loin d'imaginer que 40 plus tard ils atteindraient de tels sommets. Pourtant aujourd'hui le préparateur fait figure de référence dans ce tout petit monde.

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MERCEDES 300 E AMG

Vincent Desmonts le 04/06/2007

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La reine des Autobahn

MERCEDES
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Au milieu des années 80, de nombreux préparateurs se disputent la clientèle du tuning haut de gamme. Mais chez AMG, Hans-Werner Aufrecht comprend rapidement que pour sortir du lot, il faut faire quelques réalisations de haute volée, qui marqueront les esprits.
A l'époque, la berline hautes performances reste encore à inventer. La BMW M5 d'alors, basée sur la vieillissante Série 5 E28, affiche une puissance déjà impressionnante pour l'époque (286 ch), mais bute sur la barre symbolique des 250 km/h. Au pays des autoroutes non limitées, la notion de vitesse maxi a son importance...
Mercedes vient alors de sortir la W124, son modèle « intermédiaire » au design moderne et aux prestations au goût du jour. Mais cette grande bourgeoise reste indolente : sa version la plus puissante est la 260 E, forte de... 166 petits chevaux.

Aufrecht décide alors de frapper un grand coup, en glissant un V8 sous le capot de cette placide W124 ! A l'époque, personne n'ose encore y penser : Mercedes ne sortira sa 500 E qu'en 1990. Dans un premier temps, la 300 E AMG s'offre justement un V8 de 5 litres développant 340 ch... dès 1984 !
Mais ce n'est qu'un début. Aufrecht a un rêve : franchir la barre des 300 km/h avec une berline d'allure discrète et confortable, la main de fer dans le gant de velours en somme. Il faut alors retravailler le V8, qui passe à 5,6 litres de cylindrée et adopte une culasse à 32 soupapes : la puissance atteint 360 ch. Nous sommes encore en 1987, et la mythique Alpina B10 Biturbo n'atteindra ce chiffre que trois ans plus tard ! Mais alors que cette dernière arbore un kit carrosserie peu discret, la 300 E 5.6 se drape de noir et pousse la coquetterie jusqu'à peindre en noir son logo AMG. Le quidam n'y voit que du feu !
Pourtant, le magazine allemand Auto Motor und Sport emmène cette berline pas comme les autres sur une piste de vitesse, et le verdict du chronomètre tombe : 303 km/h ! La 300 E 5.6 AMG devient la première berline capable de franchir la barre symbolique des 300 km/h, un formidable coup de pub pour le préparateur. D'autant que, loin de devenir inutilisable au quotidien, l'auto conserve une boîte automatique et un confort appréciable. Quant à la stabilité à hautes vitesses, elle impressionne les essayeurs de l'époque. Une étoile est née !
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La Mercedes 300 E 5.6 AMG se fait d'ailleurs rapidement une réputation solide. En Amérique du Nord, les fans du préparateur lui trouvent d'ailleurs un surnom qui illustre bien la force de frappe de cette berline hors du commun : « the Hammer » (le marteau !). AMG enfoncera d'ailleurs le clou avec l'ultime évolution de cette 300 E : en 1987, elle passe à 6 litres de cylindrée, atteignant ainsi 385 ch et 566 Nm de couple. Des chiffres qui ne seront battus que des années plus tard par les BMW M5 E39 et... Mercedes E 55 AMG ! Les hommes d'Affalterbach auront contribué à lancer la mode des berlines à hautes performances.
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Commentaires

avatar de corleone
corleone a dit le 29-12-2008 à 21:31
Cette Benz est magnifique. Savez vous ou est ce qu'on pourrai la trouvez d'occasion ?