Week-end de l\'Excellence automobile de Reims 2008

La 2ème édition du « Week-end de l’Excellence Automobile de Reims-Gueux » a réuni 140 véhicules les 13 et 14 septembre derniers. Le champagne n'a pas été le seul à couler à flots...

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MERCEDES W196 R

Gilles Bonnafous le 18/09/2008

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Hans Herrmann
Hans Herrmann Gilles Bonnafous
MERCEDES
Gilles Bonnafous
La Mercedes W 196 R constituait l’attraction majeure du week-end de l’Excellence Automobile 2008. Comme lors de la première édition de l’an dernier, la firme à l’étoile a apporté un soutien important à la manifestation. Vedette du week-end, la voiture a effectué quelques tours de circuit, pilotée par Jean Alesi le samedi matin et par Hans Herrmann le dimanche après-midi. Il était prévu que ce dernier fasse quatre sorties sur deux jours, mais le programme fut perturbé par la pluie du samedi, la monoplace restant alors sous sa tente pour cause de piste trop glissante.

Les spectateurs ont tout de même eu le bonheur de voir ce jeune homme de 80 ans avaler la ligne droite des stands à 200 km/h au volant de la machine, qui permit à Fangio de remporter le Grand Prix de France (ACF) de 1954 disputé sur ce même circuit de Reims-Gueux. Il faut toutefois préciser qu’à Reims, comme sur tous les circuits rapides, c’est la version à carrosserie aérodynamique qui était utilisée.

En 1954, la W 196 marque le retour fracassant de Mercedes-Benz dans l’univers des monoplaces après une longue absence ― depuis 1939 avec la W 154. Elle a été développée pour le nouveau règlement de la Formule 1 entré en vigueur la même année (2500 cm3 atmosphérique ou 750 cm3 avec compresseur).
MERCEDES
Gilles Bonnafous
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Hans Herrmann
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La W 196 est l’une des monoplaces les plus titrées de l’histoire de la compétition automobile. Rarement, un modèle aura dominé à ce point la concurrence. Elle s’impose d’emblée dès sa première sortie, enlevant les deux premières places du Grand Prix de l’ACF devant Manzon sur Ferrari et les deux Maserati 250 F du comte Bira et de Luigi Villoresi. A Reims, Karl Kling termine à la deuxième place derrière Fangio (à un dixième de seconde !). La firme de Stuttgart aurait sans doute monopolisé le podium tant sa domination était écrasante sur les machines italiennes sans l’abandon de Hans Herrmann sur une défaillance mécanique au quinzième des 61 tours de l’épreuve.

Consolation pour le pilote Mercedes né en 1928 à Stuttgart, il a battu le record du tour à 195,463 km/h de moyenne (au troisième tour). La même année, il prendra la troisième place en Suisse et la quatrième en Italie.

 Hans Herrmann terminera sa carrière de pilote en remportant les 24 Heures du Mans 1970 sur une Porsche 917. Quant à Juan Manuel Fangio, il s’adjugera à deux reprises le titre mondial des pilotes (1954 et 1955) sur la voiture.
MERCEDES
Gilles Bonnafous
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Gilles Bonnafous
Pour concevoir la W 196, Fritz Nallinger a eu carte blanche afin d’offrir la meilleure monoplace aux pilotes de la marque à l’étoile. Construite sur un châssis tubulaire de 2,35 mètres et dotée d’une carrosserie en magnésium, la W 196 est motorisée par un huit cylindres en ligne réalisé à partir de deux quatre cylindres. Bourré de haute technologie, ce 2,5 litres reçoit une distribution desmodromique et l’injection directe mécanique Bosch, qui permet d’accroître la puissance tout en réduisant la consommation.

Incliné sur la droite pour abaisser le centre de gravité de la voiture, il développe 257 ch DIN à 8250 tr/mn en 1954 pour atteindre la puissance de 290 ch à 8700 tr/mn en 1955. Ainsi gréée, la W 196 dépasse les 280 km/h (300 km/h en version aérodynamique). La boîte de vitesses possède quatre rapports. Quinze châssis ont été fabriqués, y compris le prototype jamais engagé en course.
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