Grand Prix de l'Age d'Or 2003

Le Grand Prix de l'Age d'Or avait attiré le samedi 28 juin 2003 la grande foule du passé.

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Grand Prix de l'Age d'Or 2003

Gilles Bonnafous le 28/06/2003

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Sont-ce les menaces, maintes fois annoncées et répétées qui pèsent sur l'avenir du circuit de Linas-Montlhéry, qui avaient motivé le public ? Les amoureux de mécaniques anciennes pensaient-il assister avec l'édition 2003 à la der des der ? Toujours est-il que le Grand Prix de l'Age d'Or avait attiré le samedi 28 juin la grande foule du passé. Dès le début de la matinée, la N 20 était totalement embouteillée à l'approche du circuit, une galère d'habitude plutôt réservée au dimanche matin. Avec le lot de voitures anciennes garées sur le bas-côté de la route, capot ouvert… Cette affluence considérable contrastait avec le calme relatif du dimanche, comme si les Franciliens avaient préféré terminer ce week-end caniculaire à la campagne… Et à l'ombre !

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Ce succès populaire - du moins le samedi - contraste avec l'impression mitigée que l'on retiendra de cette ultime ?, antépénultième ? (qui sait ?) édition de ce qui fut le grand rendez-vous annuel des voitures de collection en France. Un sentiment de fin de règne suggéré par l'absence des constructeurs étrangers, la tristesse des stands des deux marques françaises, à commencer par celui de Renault, pourtant sponsor principal de l'événement. Quel contraste avec la superbe rétrospective de 25 ans de Formule 1 au losange présentée l'an dernier ! Banalité également du stand Citroën, qui exposait des voitures déjà vues à Rétromobile en février dernier.

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Du côté des privés, on sait que de nombreux clubs de marques de prestige (notamment Ferrari et Aston Martin), et d'autres…, ont déserté l'Âge d'Or depuis des années. A cette liste, s'ajoutait cette fois l'absence du Club Maserati. Heureusement, restaient Alfa Romeo, Jaguar, Renault (CAAR, Club des amateurs d'anciennes Renault), MG, Mustang, Corvette, et quelques autres, sans parler des trois clubs célébrant l'anniversaire d'un de leurs modèles. Mais comment ne pas s'étonner de la carence d'effort pour mettre en valeur les automobiles exposées ? Imagination en panne ? Problèmes de budget ?

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En ce début de siècle où les anniversaires se multiplient, le Grand Prix de l'Age d'Or 2003 fêtait, dans l'espace clubs, les 50 ans de la Triumph TR2, ainsi que les 40 ans de la berlinette Alpine et de la Porsche 911.

Dédié comme son nom l'indique à la dynastie des Triumph TR (TR2 à TR7/8), le TR Register France avait fait les choses en grand. Pour commémorer le cinquantenaire de la TR2, plusieurs dizaines d'exemplaires du modèle, à l'origine de toutes les TR (à l'exception des TR7 et TR8) et dont la TR3 est une très proche évolution, entouraient la TS2, deuxième exemplaire fabriqué de la TR2. Présentée à l'intérieur d'une tente sur des rampes faisant office de piédestal, cette voiture unique était venue d'Angleterre avec Ian Evans, le président du TR Register britannique. Au total, plus de 200 Triumph TR étaient rassemblées, qui trouvaient difficilement à se loger sur la pelouse du club et dans l'espace mitoyen du Triumph Club de France, qui accueille, quant à lui, l'ensemble des modèles de la marque. Vedette de la parade organisée sur le circuit le samedi et le dimanche, la TS2 était accompagnée de plusieurs dizaines de TR2 et TR3.

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Point d'orgue des festivités organisées à l'occasion des 40 ans de la berlinette Alpine, la parade sur le circuit de Montlhéry de quatre-vingts A 110 de tous types était ouverte par l'A 442 B victorieuse des 24 Heures du Mans en 1978. Pour la circonstance, Jean-Pierre Jaussaud, vainqueur de l'épreuve avec le regretté Didier Pironi, retrouvait ses sensations de l'époque et la joie de piloter le bolide. On notait également la présence de Jean Ragnotti dans l'espace Alpine situé face aux paddocks.

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Nettement plus modeste apparaissait en regard la célébration des 40 ans de la Porsche 911. Le Club 911 avait réuni un large éventail des diverses évolutions du modèle, depuis la première version de deux litres jusqu'aux voitures des années 80. On fera une mention particulière pour une 911 S 2,7 litres, intéressante à titre de curiosité. Bien que prévu (un catalogue avait même été édité), ce modèle fut retiré avant sa commercialisation en raison de la sortie de la RS. Un Porschiste passionné a eu l'idée de monter le moteur de 2,7 litres dans une 911 S 2,4 L pour faire vivre un vrai modèle qui n'a jamais existé…

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