Tour Auto 2006

Après une journée de vérification au Trocadéro, ce sont plus de 200 voitures exceptionnelles qui, réparties en cinq plateaux, vont se diriger vers Cannes.

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LOTUS 11

Gilles Bonnafous le 03/05/2006

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La Lotus 11 de Michel Wanty, un sympathique Belge habitué des courses historiques, a été livrée en Belgique en 1958. Pilotée par un gentleman driver nommé Romain, elle a participé à diverses épreuves pendant les saisons 1958 et 1959, dont le Grand Prix de Spa et le Grand Prix des Frontières de Chivay.
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La voiture a ensuite disparu et c’est Michel Wanty qui en a retrouvé la trace en 1990. La Lotus se trouvait chez son préparateur de voitures VHC, mais elle était en triste état. Il ne restait que le châssis et le moteur, la carrosserie ayant disparu. La 11 a donc été entièrement restaurée et équipée d’une carrosserie neuve.

Cette année, afin de pouvoir suivre les Britanniques qui font de même, la voiture a été dotée d’un moteur Coventry Climax de 1500 cm3. Version à la course allongée du 1100 cm3, cette mécanique apparaît assez fragile, mais aujourd’hui, les pièces s’avèrent plus solides qu’à l’époque, notamment au niveau du vilebrequin et des bielles.

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Fidèle du Tour Auto, Michel Wanty en est à sa septième participation à l’épreuve, dont six sur la Lotus. Au volant de cette dernière, avec laquelle il court depuis dix ans, il a pris part aux Deux Tours d’horloge à plusieurs reprises. Il roule régulièrement dans les courses britanniques des Gentlemen Drivers.
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Passionné Lotus depuis son adolescence, Michel Wanty possède une 24 de Formule 1, deux Juniors (une 20 et une 27) et une 23 Sport Prototype. Il a commencé à courir avec la 20, sur laquelle il a craqué à Rétromobile où elle était à vendre sur le stand du marchand Dumontant.

Produite de 1956 à 1958, la Lotus 11 dérive de la Mark 9, à laquelle elle doit beaucoup, en particulier son châssis tubulaire construit selon le même principe. Ultra-légère (400 kilos), la voiture bénéficie d’une carrosserie très profilée dessinée par Frank Costin et dont les roues sont entièrement carénées à l'avant comme à l'arrière. Ingénieur chez De Havilland, Costin a appliqué à l'automobile les techniques aéronautiques, à l’image des ailes arrière saillantes qui font office de dérive.

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La Lotus 11 était proposée en trois versions : Le Mans pour les pilotes professionnels ou chevronnés, avec un pont arrière De Dion, quatre freins à disque et le moteur Coventry Climax dans sa version la plus poussée. Quant aux modèles Club et Sport, ils se contentaient d'un pont arrière rigide et de freins à tambour.

Deux quatre cylindres Coventry Climax à arbre à cames en tête pouvaient être montés : le FWA (1098 cm3) et le FWB (1459 cm3). Alimenté par deux carburateurs Weber double corps de 40 millimètres, ce dernier développe 75 ch à 6250 tr/mn. Il permet à la voiture d’atteindre les 180 km/h. La boîte de vitesses possède quatre rapports.
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Grâce à ses exceptionnelles qualités aérodynamiques et de légèreté, la Lotus 11 sera imbattable dans la classe 1100. Elle remportera près de 150 victoires au cours de la saison 1956, dont un succès de classe aux 24 Heures du Mans. L’année suivante, Lotus lancera une nouvelle version de la 11, la Série 2. Les principales modifications concerneront le châssis et une suspension avant indépendante entièrement revue et dérivée de la monoplace type 12. La plupart des S2 seront livrées en version Le Mans.

Avec environ 270 exemplaires construits au total des deux séries, la 11 apparaît comme la première Lotus largement produite. Modèle emblématique de l’histoire de la marque, la 11 a permis à Lotus de passer du stade de petit constructeur de voitures de sport au statut de futur champion de F1.
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