Jaguar commémore ses victoires à Reims

le 03/10/2006

Le Jaguar Daimler Heritage Trust et Jaguar Cars ont commémoré le samedi 16 septembre à Reims les succès remportés dans les années cinquante par la firme britannique sur le circuit champenois. Une Type C et une Type D, qui avaient fait le déplacement d'Angleterre, ont pu goûter aux joies de la ligne droite de Gueux. Des Jaguar anciennes et modernes étaient également présentes, dont plusieurs XK R et XK 120.

Jaguar entendait aussi apporter son soutien à la sauvegarde du circuit de Reims, circuit fétiche de la marque, qui y a remporté l'épreuve des 12 Heures à trois reprises. En 1953, Stirling Moss et Whitehead l'emportent sur une Type C devant Rosier-Giraud Cabantous sur Talbot et Cunningham sur une voiture de sa construction. L'année suivante, les Jaguar prennent les trois premières places (devant la Ferrari de Gregory-Biondetti et les Cunningham) après leur échec des 24 Heures du Mans. Peter Whitehead et Ken Wharton s'imposent sur Type D devant Tony Rolt-Duncan Hamilton et Roger Laurent-Jacques Swaters.

Annulée en 1955 en raison de la tragédie mancelle, l'épreuve revient au calendrier de 1956. C'est une nouvelle et totale domination des voitures de William Lyons, qui s'adjugent les quatre premières places en l'absence des Ferrari officielles. Duncan Hamilton et Ivor Bueb gagnent devant Hawthorn-Frère, Titterington-Fairman et Flockart-Sanderson.

Une plaque commémorative de ces exploits a été dévoilée au-dessus des stands par le maire de Gueux et Peter Mitchell, l'un des responsables du Jaguar Daimler Heritage Trust. On notait également la présence de Jean Berger, l'ancien directeur du circuit, qui a dépassé aujourd'hui les 80 ans. Mémoire vivante de ces lieux chargés d'histoire, il a été le témoin des heures de gloire qu'y ont connu les plus grands pilotes, à l'image de Fangio vainqueur sur sa Mercedes W 196 R aérodynamique au GP de l'ACF 1954. Jean Berger se souvient d'un matin d'hiver, où, à l'aube, il avait fermé le circuit à l'intention de Jaguar venu faire, dans le plus grand secret, des essais de freins à disque — disques qui allaient donner la suprématie au constructeur.

On ne saurait trop louer le travail réalisé par « Les Amis du circuit de Gueux », une association dont le but est la sauvegarde des infrastructures de ce monument français du sport automobile. Un projet de restauration et de mise en valeur existe, qui reçoit le soutien actif de la mairie de Gueux. Hélas pour l'instant dans l'indifférence de la municipalité de Reims.
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