Au milieu des années 70, Maserati est au plus mal. La première crise énergétique a fait son oeuvre, sans oublier la désastreuse gestion menée par Citroën. Pourtant, lorsqu'il reprend les rênes de la firme moribonde, Alejandro DeTomaso semble croire à un possible renouveau. Malgré le contexte économique peu favorable, la petite marque au trident possède encore une image forte et sa gamme de modèles Grand Tourisme n'a rien à envier à celles de ses principales rivales. Pourtant, DeTomaso pressent que la firme ne pourra survivre plus longtemps en s'appuyant sur les très coûteuses Khamsin, Merak SS qui attirent de moins en moins de clients. C'est sous son égide que les ingénieurs de la marque vont donc plancher sur une série inédite destinée à une cible beaucoup plus large.
Lancée fin 1981, la Maserati Biturbo consacre une rupture radicale avec le passé de la marque. Plutôt discrète en apparence, cette sobre berline 2 portes dessinée par le styliste Andreani (très influencé par Giugiaro, semble-t-il) pourrait presque être confondue avec une "quelconque" BMW 320. Seule sa proéminente calandre à fine grille chromée ornée du légendaire trident modenais rappelle ses origines italiennes. Un coup d'oeil à l'intérieur suffit heureusement à rassurer les fidèles de la marque : richement présenté, l'habitacle de la Biturbo fait assaut de matières raffinées (boiseries chaleureuses, cuir ou Alcantara au programme) qu'on ne rencontre guère sur les berlines de grande série. Sous le capot, le V6 2 litres déjà monté sur la Merak (un groupe initialement réservé au seul marché italien) et dérivé de celui de la Citroën SM a repris du service, moyennant quelques aménagements circonstanciés. Gavé par 2 turbos IHI, ce moteur à l'architecture sophistiquée (2 ACT par banc et 3 soupapes pâr cylindre) affiche pas moins de 180 ch DIN à 6000 tr/mn et 26 mkg de couple à 3000 tr/mn. Pour l'époque, un tel rendement apparaît exceptionnel : les 90 ch/l sont franchis et l'on peut tabler sur des accélérations franchement décoiffantes : la première Biturbo 2 l promet ainsi 7, 2 secondes de 0 à 100 et la vitesse de pointe annoncée dépasse les 215 km/H. Succès quasi-immédiat : en 1981, la production totale de Maserati n'atteignait pas 500 exemplaires. L'année suivante, elle aura déjà quadruplé ! Et en 1984, elle frôlera les 6500 unités, un record historique à l'échelle de Maserati. Il est vrai que la gamme Biturbo est proposée à des prix "presque" raisonnables : les tarifs du catalogue démarrent à 200 000 F environ, soit autant ou quasiment qu'une Audi 200 Turbo. Jamais Maserati ne s'est jusqu'alors aventuré sur un tel terrain.
propriétaire depuis 9 ans d'un spyder bi-turbo injection: voiture remarquable au point de vue fiabilité moteur si on respecte les températures...quant au drame(?) du circuit éléctrique, il est tres simple à réparer: il est sur-protégé 3 condo/diode pour l'allumage et injection, 8 pour les autres fonctions, et sous la boite à gant 4 condo.Il suffit de les tester un à un en prenant garde de les repérer, et on trouve le coupable.. cout 9 euros pièce.
J'ai plusieurs autos mais aucune n'est douée de ce caractère particulier: c'est une voiture qui se pilote. Si l'on est respectueux des caprices induits par sa singularité technique elle va, et comment! C'est un modèle à traiter avec attention. Et elle vous le rend bien...
Il est dommage que la pluspart des gens fassent amalgame de tous les modèle Biturbo, et dieu sait s'il y en a eu ! En fait leur mauvaise réputation est due aux premières biturbo, qui il est vrai n'étaient pas un modèle de fiabilité. Mais entre une des premières biturbo et une des années 90, De Tomaso a tellement fait de modifs que ce ne sont plus les mêmes autos. J'ai deux Biturbo, modèle 430, l'une bleu
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