Acheter une MASERATI 3200/4200 GT (1998 - 2007)

Stéphane Schlesinger le 30/09/2020

Élégamment dessinée, cette grande GT dérive encore de la Biturbo. Mais qu'elle jouisse du V8 biturbo ou du 4,2 l Ferrari, elle n'a pas fini de séduire.

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MASERATI 3200/4200 GT (1998 - 2007)

La Biturbo a beau pâtir d'une mauvaise réputation, elle a, avec ses dérivées, assuré plus que dignement la survie de Maserati. Ainsi de la Shamal, inaugurant en 1990 un superbe V8 3,2 l à deux turbos, puis de la Quattroporte IV qui en dérive en 1994. Fiat prend le contrôle total de Maserati en 1992, puis en 1996, en confie la supervision technique à Ferrari, ce qui engendre en 1997 la Quattroporte Evoluzione. De celle-ci naîtra en 1998 le tout dernier avatar de la lignée Biturbo, un coupé fondamental pour la survie de Maserati : la 3200 GT en 1998. Elle s'habille d'une robe fluide, sobre et élégante signée Giugiaro, rompant magistralement avec le style carrément anguleux des productions précédentes. La 3200 GT (type AA 338B32) est fort bien accueillie, d'autant que malgré son V8 poussé à 370 ch, son prix de vente n'est pas excessif : 537 000 F (105 000 € actuels). Une Porsche 996 Carrera (300 ch) coûte alors 540 500 F. Une boîte automatique à 4 rapports (fournie par l'australien BTR) est également proposée (+ 19 000 F), ainsi qu'une suspension pilotée. Séduisante, performante, efficace et bien faite,l'auto trouve son public. Le 1 000e exemplaire est fabriqué dès 1999, et la production du constructeur en vient presque à tripler. Néanmoins, malgré sa réussite, la 3200 GT tire sa révérence dès la fin 2001, une série limitée Assetto Corsa (250 unités) au châssis plus sportif marquant le coup. Au total, le beau coupé a été produit à 2 689 exemplaires en boîte manuelle et 2 106 en automatique. C'est la dernière production 100 % Maserati, ce qui lui vaut la faveur des puristes, mais sa remplaçante ne va pas les décevoir. Elle est annoncée en 2001, par la Spyder. Cette découvrable au châssis raccourci de 22 cm se dote en effet d'un V8 4,2 l 390 ch fourni par Ferrari, repousse sa boîte sur le train arrière et modifie ses suspensions, trois éléments qui seront repris sur la 4200 GT, révélée quelques semaines plus tard. Codée M138, celle-ci conserve l'allure de la 3200 GT, au capot et aux feux arrière près. Ces derniers se banalisent, à cause des normes américaines : fini la forme en boomerang !

Heureusement, la qualité de fabrication, la fiabilité générale et l'amortissement se bonifient, de sorte qu'avec cette GT compétitive, Maserati augmente encore sa crédibilité. Surtout avec la boîte séquentielle robotisée Cambiocorsa remplaçant l'ancienne transmission automatique, car elle donne au coupé et au Spyder un parfum de Formule 1. Le succès est là, puisque le premier sera produit à 5 404 unités, et le second à 3 889 exemplaires, jusqu'en 2007. À ceci, il faut ajouter les 2 640 GranSport, qui, à partir de 2004, se distinguent des 4200 par leur présentation, leur V8 poussé à 400 ch, leur boîte Cambiorcorsa plus rapide et leur suspension perfectionnée. Une fin en beauté ! Ces autos charment toujours, par leur style mais aussi leurs performances et leur relative rareté.

Comptez 27 000 € pour une 3200 GT ou une 4200 GT à état et kilométrages équivalents, et 35 000 € pour une GranSport. Les Spyder, plus rares, exigent 5 000 € de plus environ. Des cotes abordables, mais en hausse.

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