Acheter une FIAT 1500 1.5 Cabriolet (1963 - 1966)

Stéphane Schlesinger le 19/04/2022

Sous sa très élégante carrosserie due à Pinin Farina, la Fiat 1500 se contente d'une technologie de grande série. Mais sa belle mise au point garantit de bonnes prestations.

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Un raffinement inattendu

FIAT 1500 1.5 Cabriolet (1963 - 1966)

Ciblant la classe moyenne naissante en Italie, Fiat lance en 1953 une petite berline à structure monocoque : la 1100, de type 103. Elle se décline en cabriolet dès 1955, bénéficiant d'un look de petite américaine dû au designer Luigi Rapi. En 1957, cette décapotable accueille un nouveau bloc, le 1,2 l de la 1100 TV. Elle se renomme alors 1200, mais son style déjà démodé appelle une refonte. Celle-ci intervient en 1959. Elle est le fait de Pinin Farina qui dessine une robe magnifique, annonçant celle de la Peugeot 404 Cabriolet. Pour l'occasion, la 1200 change de code, devenant 118G. En plus du 1,2 l, la découvrable italienne bénéficie d'un tout nouveau moteur, conçu par OSCA, société des frères Maserati. Séduisant avec ses deux arbres à cames en tête, il développe 90 ch pour 1,5 l : voici la première 1500 Cabriolet (type 118S), fort rare puisque produite à 300 unités. Très rapide (170 km/h), elle devient 1500S en 1961 puis 1600S en 1962 (type 118SA). En 1963, la berline 1500 apparaît. Elle donne alors son bloc 1,5 l à arbre à cames latéral et chambres de combustion polysphériques, conçu par Aurelio Lampredi, à la 1200, qui se renomme ainsi 1500. Développant 72 ch, il remplace le 1,2 l. À cette occasion, la Fiat bénéficie d'une calandre élargie tout en perdant sa prise d'air de capot. Codée 118H, cette déclinaison homogène représente le gros des ventes. Elle se révèle en effet plus facile à vivre que la 1600S grâce à son moteur moins délicat, mais néanmoins performant. La vitesse maxi s'élève à 160 km/h. La 1500 est également bien plus abordable que la 1600S : 15 500 F en 1964 (soit 22 300 € actuels) contre 20 000 F. Un prix attractif face aux 16 750 F d'une MGB. En 1965, la Fiat reçoit une boîte à cinq rapports entièrement synchronisés : une rareté à l'époque. Elle gagne également quelques chevaux grâce à un nouveau carburateur, et se code 118K. L'habitacle est retouché. Le cabriolet 1500 disparaît en 1966, remplacé par la 124 Spider. La série 118 a été produite à 35 000 exemplaires entre 1959 et 1966, dont 22 941 en versions H et K à moteur 1500.

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Au volant

La 1500 Cabriolet charme par son dessin parfaitement équilibré, mêlant avec justesse courbes et angles. À bord, elle surprend par sa qualité de finition et le soin apporté aux détails, tels ces compteurs bicolores doublement cerclés de chrome. Le volant se montre un peu grand et décalé vers la droite, mais la position de conduite convainc. À la mise en route, le moteur offre une sonorité bien pleine, sans claquement parasite. Ferme à l'arrêt, la direction se montre douce dès les premiers tours de roues. La boîte, à première non synchronisée, régale par la fluidité de son maniement. Étonnant ! Sommaire d'apparence, la sellerie se montre de son côté pourtant confortable. Et si la suspension sautille, elle filtre convenablement les inégalités. Souple et progressive, la 1500 monte très gentiment en régime en administrant des accélérations suffisantes pour faire bonne figure dans le trafic actuel. Ce n'est pas une sportive, mais une monture particulièrement plaisante pour flâner sur les nationales et départementales, où son comportement équilibré et relativement précis rassure. Le freinage est d'époque, donc très léger, mais l'auto demeure toujours prévisible. On se méfiera toutefois du train arrière sur le mouillé. Toit baissé, on ressent une douceur de vivre bien rare. Surtout qu'on reste correctement protégé des remous, qui reviennent parfois vous caresser la nuque.

Précautions d'achat

Contrairement à ce qu'on croit souvent, les Fiat des années 1960 rouillent peu. Le cabriolet 1500 ne déroge pas à la règle. Il profite également d'une mécanique fiable et d'une bonne qualité de fabrication. En clair, c'est une auto sans vice qui se contente d'un entretien classique. Évidemment, vu son âge, elle méritera une inspection complète avant achat.

La cote

La valeur de la Fiat 1500 Cabriolet a largement crû. Voici dix ans, on en dénichait de bonnes pour 10 000 €. À l'heure actuelle, un bel exemplaire réclame 25 000 € minimum. Si l'état le justifie, il ne faut pas hésiter à dépasser les 30 000 €. La cote des Alfa et 404 Cabriolet ayant explosé, les acheteurs tendent à se reporter sur la Fiat, dont les charmes achèvent de les convaincre. Les cours ont donc encore tendance à grimper.

3 points clés

- Ligne Pinin Farina reprise par Peugeot et Ferrari
- Fonctionnement très homogène
- Cote en hausse

Chronologie

1953 : Lancement de la berline Fiat 1100 de type 103.
1955 : Elle se décline en un cabriolet dessiné par Luigi Rapi.
1957 : La 1100 bénéficie d'un 1200.
1959 : La 103, recarrossée par Pinin Farina, devient la 1200 Cabriolet de type 118G.
1963 : La 1200 devient 1500 (type 118H) en adoptant un bloc 1,5 l culbuté développant 72 ch DIN.
1965 : Léger restylage, puissance en hausse (75 ch), nouveau type : 118K.
1966 : Fin de production.

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