Acheter une ASTON MARTIN DB7 Vantage (1999 - 2003)

Stéphane Schlesinger le 14/12/2021

L'Aston Martin DB7 n'a rien perdu de sa beauté et propose ses charmes à un tarif dangereusement attractif. Et en Vantage, elle inaugure le fabuleux V12 Aston...

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Renaissance par l'élégance

ASTON MARTIN DB7 Vantage (1999 - 2003)

Un jour qu'il vient serrer la louche à son homologue chez Jaguar, Ian Callum, alors designer chez TWR, connu pour ses préparations de la marque au félin, aperçoit un fort intéressant prototype de coupé. C'est le projet mort-né X41, qui devait remplacer la XJS. Sauf que Jaguar s'est fourvoyé dans une auto trop complexe lourde et chère avant de jeter le gant. De retour au bercail, Callum en parle à son patron, Tow Walkinshow. Pragmatique et opportuniste, celui-ci lui demande d'en adapter le dessin au châssis de la XJS, espérant ensuite vendre le projet à Jaguar, qui refuse. Seulement, Ford, propriétaire de la firme de Coventry mais aussi d'Aston demande à Walkinshow de développer ce projet qui ne coûterait pas bien cher. Le but est d'offrir une auto plus abordable à Aston, dont l'ancien patron, Victor Gauntlett, avait perçu le besoin. L'atelier de Newport-Pagnell ne pouvant fabriquer ce futur modèle, codé NPX puis AM803, c'est TWR, dans son usine flambant neuve de Bloxham, qui va s'en charger. La plateforme de la XJS, profondément modifiée, reçoit un 6-cylindres Jaguar AJ6 dopé par un compresseur Eaton, le tout s'habillant d'une robe bio-design affinée par Callum. Forte de 355 ch, moderne, distinctive et élégante, la DB7 est présentée en 1993. Elle reçoit un accueil chaleureux et rencontre un grand succès, même si techniquement, elle ne doit quasiment rien à Aston. Elle servira même de base à la XK8… A 690 000 F, soit 143 000 € actuels, la DB7 est plus chère qu'une Porsche 928 GTS (652 000 F) et une BMW 850 CSI (722 500 F) mais bien reste moins ruineuse que l'antique Virage (1 250 000 F).

Presque une affaire ! En 1995, une version découvrable volante est lancée, tandis qu'en 1999, c'est une appétissante déclinaison Vantage qui débarque, forte d'un noble V12. Ce 5,9 l de 420 ch n'a pratiquement plus rien de commun avec les blocs à l'ovale bleu et termine actuellement sa carrière dans la Vanquish S. Il transforme la DB7 en bête de race, si désirable qu'elle se vend mieux dotée de ce moteur qu'avec le 6-cylindres initial ! Signalons que le châssis est en gros progrès, amplifiés encore sur la GT fin 2002. Cette version finale profite de modifications de suspensions, alors que son V12 développe 440 ch. En 2003, la DB7 tire sa révérence après avoir été fabriquée à quelque 7 092 unités : un record pour Aston !

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Au volant de la DB7 Vantage

Elégante et fluide sans aucune mollesse esthétique, notre DB7 Vantage de 2001 profite de la moindre once de lumière pour faire valoir sa prestance. A bord, le design tout en rondeur du tableau de bord a plus vieilli mais la beauté des cuirs compense. En revanche, la position de conduite s'avère trop haute, même si le siège est confortable. A la mise en route, le V12 distille une sonorité raffinée et, pied sur le frein, je place le levier de la boîte automatique sur D. L'anglaise s'élance brusquement, par la faute d'un convertisseur assez brutal. Mais ensuite, les rapports passent avec promptitude et douceur. La suspension se montre tolérante sur les aspérités tout en contenant bien les mouvements de caisse, tandis que la précision de la direction assistée, convenable, isole un peu trop de la route. Le comportement routier ? Certes pataud, il se révèle très sûr et équilibré. Quant au moteur, il délivre sa puissance sans brutalité aucune, et grimpe avec une alacrité étonnante jusqu'à 7 000 tr/min. Quel agrément ! En enclenchant le mode manuel de la transmission, sa sonorité se fait encore plus profonde et plaisante. Seuls les freins datent vraiment cette merveilleuse machine conçue pour les longs trajets.

Avenir

Globalement fiable, la DB7 pâtit de quelques pépins électriques, d'une clim fragile et peut rouiller. Comme les pièces sont ruineuses, achetez l'auto la plus saine possible, quitte à la payer plus cher. La cote de la DB7 est en hausse lente mais continue. Alors, qu'on en trouvait dès 37 000 € en 2017, aujourd'hui, comptez plutôt 40 000 €. Les Volante réclament à peine plus, ce qui n'est pas le cas des rares versions GT, fortes de 440 ch : dès 70 000 €, soit pas loin du double. Les exemplaires à boîte manuelle ne sont pas plus valorisés.


Chronologie

1993 : Présentation de la DB7 en mars à Genève
1994 : Début de la production
1995 : Option boîte automatique
1996 : Lancement de la version Volante. Suspension durcie, freins amélioré, capot en acier et non plus en fibre de carbone
1997 : Option Driving Dynamics (freins et suspension optimisés pour 150 000 F), échappement libéré, 385 ch, kit carrosserie, antipatinage (250 000 F le pack complet)
1999 : Apparition de la Vantage et fin de production des 6-cylindres
2002 : La Vantage se décline en GT (440 ch, 191 exemplaires).
2003 : La DB7 quitte la production

3 points clés

- Ligne fluide et élégante
- Grande GT et non sportive
- Cote en hausse

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