Salon de Genève 2005

LEXUS IS 250

Jean-François Destin le 16/03/2005

Les traits de la nouvelle Lexus IS sont nettement plus acérés à l'avant, dans la lignée des concept cars LF-S et LF-C.

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La première Lexus IS avait du chien, de la classe… et de fort belles qualités dynamiques, qui, malheureusement, n'auront pas suffi à ébranler ceux qui ne jurent que par la BMW Série 3. Certains trouvèrent que son petit six cylindres deux litres, attelé à une boîte 6 (une rareté à l'époque) était un peu juste face à son homologue bavarois, ce en quoi ils avaient tort. Et oubliaient que ce châssis de rigoureuse propulsion pouvait de plus bénéficier d'un pont autobloquant optionnel. D'autres estimèrent que la version 3 litres, plus musclée, présentée dans une livrée « break de chasse » (Crossport) s'était par contre sensiblement embourgeoisée, avec un ESP indéconnectable, et un tarif à la hausse. Ce n'était pas faux. Bref, la première tentative de la marque haut de gamme de Toyota dans le domaine de la berline compacte fut en demi-teinte.

Voici donc la seconde génération de Lexus IS. Les traits de la nouvelle venue sont nettement plus acérés à l'avant, dans la lignée des concept cars LF-S et LF-C dévoilés à Détroit, mais aussi sensiblement plus épais, avec une ceinture de caisse haute et enveloppante. L'allure de la nouvelle IS est nettement plus imposante que celle de son aînée, plus fine, plus gracile. Les dimensions ont augmenté également (plus 90 mm en longueur, plus 75 mm en largeur). Voies larges et porte-à-faux courts donnent une sérieuse assise à cette petite Lexus qui comme sa devancière, soigne sa répartition de masses de manière judicieuse pour un bon équilibre routier.

A l'intérieur, le fameux compte tours en forme de chronographe sensé donner une touche sportive a disparu au profit d'un environnement plus luxueux à grand renfort de bois verni (érable moucheté) et de parements en aluminium. Notons la présence de pas moins de 10 airbags (dont deux airbags de genoux) qui tapissent en série l'habitacle de la nouvelle IS. Côté châssis, Toyota –pardon, Lexus- semble avoir gardé ses bonnes intentions, avec des suspensions soigneusement calibrées pour une utilisation sportive, et l'apport d'un système baptisé VDIM de gestion dynamique, chapeautant et faisant travailler en interaction l'ABS, le contrôle de motricité, le contrôle de stabilité, et la direction de façon à améliorer la sécurité active en anticipant les limites tout en préservant une conduite gratifiante, selon le constructeur. A vérifier volant en mains. De série, la Lexus IS chausse quatre pneus de 205/55 R 16, mais en option, il sera possible de l'équiper de 225/45 R 17 à l'avant et 245/45 R 17 à l'arrière, ou encore 225/40 R 18 et 255/40 R 18 pour un comportement plus sportif.

Côté moteurs, deux nouveautés. D'abord un 2,5 litres essence V6 qui se veut l'un des plus puissants de sa catégorie, avec 204 chevaux et 250 Nm de couple. Il peut être attelé au choix à une boîte manuelle 6 vitesses ou à une boîte auto comportant le même nombre de rapports, mais agrémentée d'une commande séquentielle à palettes au volant. La deuxième nouveauté moteur est… un diesel. Mais oui, même une marque de luxe à prétention sportive comme Lexus s'y met. Marché oblige… Celui-là est un 2,2 litres D4-D de dernière génération tout en alu, avec injection directe par injecteurs piézo-électriques, qui sera le plus puissant de sa classe de cylindrée, avec 177 chevaux un couple copieux de près de 41 Nm. Il sera aussi particulièrement propre, avec un catalyseur quatre voies, le seul capable de traiter à la fois les oxydes d'azote et les particules. De plus, il promet d'être particulièrement discret et exempt de vibrations désagréables, grâce à ses deux arbres contra-rotatifs.

La commercialisation de cette nouvelle Lexus IS est prévue pour la fin de l'année 2005. Gageons qu'avec ses arguments forts, elle saura quelque peu entamer les fortes positions de la toute récente BMW Série 3.

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