Salon de Genève 2003

PININFARINA Enjoy

Jean-François Destin le 01/01/2003

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Un profil de barquette de course, quatre ailes amovibles, pas de toit ni de pare-brise, un châssis tout alu et une peau en fibre: la Pininfarina Enjoy a sans doute été le concept-car le plus insolite du Salon de Genève 2003.

Un profil de barquette de course, quatre ailes amovibles, pas de toit ni de pare-brise, un tableau de bord réduit à sa plus simple expression mais un châssis tout alu et une peau en fibre: l'Enjoy de Pininfarina a sans doute été le concept-car le plus insolite du Salon de Genève.
Certes, il est beaucoup plus facile pour un bureau de style de travailler sur une étude sans trop de contraintes, dédiée presque exclusivement au circuit. Mais Pininfarina qui n'en est pas à son coup d'essai, loin s'en faut, a voulu cette fois offrir au pilote de l'Enjoy des sensations proches de celles que ressent un motocycliste.

PININFARINA Enjoy PININFARINA Enjoy

Architecturé sur un châssis Lotus évolué de celui de l'Elise, Enjoy se veut radical et dépouillé de tout ornement superflu. Renault avec son spider fabriqué chez Alpine à Dieppe il y a une dizaine d'années avait œuvré dans le même sens mais sans aller aussi loin. Comme le spider Renault première génération, Enjoy ne possède ni toit ni pare-brise, ce dernier étant remplacé par deux petits saute-vent comme sur une moto. En revanche, les quatre ailes se retirent en un tour de main pour aller en piste se mesurer sur un circuit fermé. L'escapade compétition une fois achevée, on remonte ces quatre garde boue pour rentrer à la maison.

En cas de pluie, les composants de l'habitacle très basique (Pininfarina parle de minimalisme raffiné !) sont étanches comme ceux d'une moto. Inutile d'ajouter qu'Enjoy ne reçoit aucun des équipements de confort courants. Cette simplicité découle bien entendu d'une recherche d'allégement mais aussi d'un prix de revient raisonnable. Un fois stationné, l'Enjoy se ferme hermétiquement à l'aide de deux tonneau-cover remisés dans le coffre avant. Au même endroit se rangent également casques, gants et combinaison de pluie des occupants, toujours pour rester dans l'ambiance "deux roues".

Pour proposer aux jeunes "une voiture ludique et agile générant des sensations sportives" Pininfarina a limité les frais au maximum. Ainsi, le moteur implanté en position centrale arrière n'est qu'un simple quatre cylindres Lotus de 135 chevaux. Une puissance étonnamment sage compte tenu de cette silhouette taillée vers la performance.

Outre les quatre ailes démontables (qui implique le retrait des phares et des feux arrière), on remarque les flancs creusés par des prises d'air en dessous de la découpe des porte papillon, un capot avant plongeant sur de généreuses prises d'air et un arrière très méchant qui facilite les extractions de l'air par deux tunnels creusés de chaque côté des double échappement. A noter encore les spectaculaires arêtes vives prolongeant les appuis-tête.

Designer privilégié de Ferrari (depuis 1952 !) et de nombreux autres constructeurs dont Peugeot, Pininfarina, à l'occasion de cette exposition de l'Enjoy, aime à rappeler que ses équipes ont de tout temps travaillé sur des sportives radicales et relativement abordable depuis l'Autobianchi A 112 Giovanni Spider de 1973 jusqu'à la Barchetta de 2001 en passant par la Peugette 104 Spider de 1976 sur plancher 104 ou l'Ethos en 1992.

Partenaires du projet :
Lotus (châssis et mécanique), Michelin (pneus), BBS (jantes),
Sparco (ceintures, casques, survêtement), Osram semiconductors (led pour groupe optiques).

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