Salon de Francfort 2001

LAMBORGHINI Murcielago

Jean-François Destin le 23/09/2001

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Onze ans après son lancement, la Lamborghini Diablo va enfin pouvoir céder sa place à une remplaçante : la Lamborghini Murcielago.

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Onze ans après son lancement, la Diablo va enfin pouvoir céder sa place à une remplaçante. Présentée début septembre 2001 à Sant'Agata Bolognese, la Murciélago que l'on attendait plus s'est mis en évidence sur le stand Lamborghini à Francfort.
Cette nouveauté aurait du être initiée par Chrysler longtemps propriétaire de la marque mais c'est sous l'ère Volkswagen qu'elle a pu voir le jour grâce à la volonté de Ferdinand Piëch, le patron du groupe allemand.

Doté d'un 12 cylindres 6.2l de 580 chevaux, cette "supercar" qui tient son nom d'un taureau qui fut gracié pour sa bravoure (!) pourrait être vendue en France aux alentours de 290 000 €.

Designer belge

Lorsqu'ils ont racheté Lamborghini durant l'été 1998, les allemands ont trouvé une évolution de la Diablo carrossée par Zagato et prête à entrer en production. La jugeant sans intérêt, Piëch a demandé à Luc Donckerwolke de se mettre immédiatement au travail. Ce talentueux designer belge avait déjà commis pour le groupe l'Audi A2, la Skoda Fabia et surtout le premier prototype R8 du Mans.

Pour gagner du temps, Donckerwolke a travaillé à partir de la Diablo mais dit-il "J'ai voulu marier la sensualité de la Miura et le côté monocorps de la Countach tout en conservant le cockpit avancé de la Diablo".

Par rapport à sa devancière, la Murciélago hérite d'une empattement rallongé et de voies plus généreuses d'où des dimensions extérieures légèrement supérieures (4.58m soit 11 cm de plus en longueur et 1.13m soit 2 cm de plus en hauteur, la largeur de 2.04m restant identique).

Lisse comme un galet

Utilisé pour la carrosserie (à l'exception du toit et des portes) et pour renforcer les structures, le carbone, omniprésent, concilie la rigidité et l'allègement recherché.

Lisse comme un galet, très pure mais peut-être un peu impersonnelle, la Murciélago déploie avec grâce ses belles portes en élytre et regroupe ses échappements au centre du bouclier arrière. Toujours à l'arrière, Lamborghini met l'accent sur un becquet mobile qui génère un appui progressif en fonction de la vitesse et sur des écopes d'air escamotables (au dessus des ailes de chaque côté de la grille de protection moteur) pour accroître le refroidissement.

Le 0 à 100 km/h en 3,8 secondes

L'habitacle sobre mais soigné et fonctionnelle a été confié à l'allemand Ralph Kluge auteur de l'intérieur de l'Audi Rosemeyer.

Côté moteur, le célèbre 12 cylindres créé pour la Countach il y a 30 ans à été une nouvelle fois repris mais profondément modifié et modernisé aux niveaux de la distribution, de la lubrification et de l'admission. Passée de 5.7l à 6.2l, la cylindrée permet de sortir 580 ch. De quoi atteindre les 330 km/h et passer de 0 à 100 km/h en 3,8 secondes!
Ce beau V12 est associé à une boite à 6 rapports et à une transmission à 4 roues motrices avec viscoupleur. Enfin la suspension reçoit l'aide d'un amortissement piloté.

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