Mondial de Paris 2002

PEUGEOT 307 CC

Jean-François Destin le 28/09/2002

Fort du succès de la 206 CC lancée il y a tout juste deux ans, Peugeot mise à nouveau sur ce toit escamotable qui permettra à la Peugeot 307 CC d'offrir également les avantages du coupé et du cabriolet.

Fort du succès de la 206 CC lancée il y a tout juste deux ans, Peugeot mise à nouveau sur ce toit escamotable qui permettra à la 307 CC d'offrir également les avantages du coupé et du cabriolet (d'ou son nom).

Avec sa robe rouge nacrée et son intérieur bicolore, le concept 307 CC exposé au Mondial préfigure à quelques détails près le modèle définitif en vente … seulement un an plus tard. Ce n'est en fait qu'au Salon de Genève en mars 2003 que l'on découvrira les dernières options choisies pour une commercialisation à l'automne 2003.

Aux côtés de Sesame (étude de la future 1007), de la 607 Pescarolo (ni concrète ni crédible) et de l'inattendue voiture de pompiers H2O pile à combustible, le proto 307 CC retiendra l'attention des visiteurs en raison de sa fabuleuse polyvalence. Alors que 206 CC n'offrait réellement que deux places, 307 CC entrera dans le club très fermé des cabriolets compacts à 4 places du fait de ses dimensions plus généreuses.

PEUGEOT 307 CC PEUGEOT 307 CC

Reprenant la face avant de la berline 307, la CC s'étire en effet sur 4.32m bien qu'elle revendique le même empattement que la berline. Le rallongement que l'on constate notamment au niveau du porte-à-faux arrière (+12 cm) découle de l'aménagement du coffre qui doit recevoir en partie le toit lorsqu'on désire rouler cheveux au vent.

Pour limiter la rupture de ligne entre le capot et le pare-brise, ce dernier a été très incliné au point que les occupants devront faire attention en montant dans la voiture de ne pas heurter l'extrémité haute des montants. A l'avant, le bouclier plus anguleux tranche avec ce que Peugeot appelle les " moustaches " sous la plaque, juste devant la grande prise d'air.

A l'arrière, les feux façon " nid d'abeille " qui abritent des diodes beaucoup moins encombrantes que des ampoules traditionnelles contribuent au caractère exclusif du modèle. Ils devrait être conservés en série. A noter aussi le becquet aérodynamique intégré à la pointe du couvercle de malle juste au dessus du troisième feu stop.

D'un goût discutable côté couleur, l'intérieur en cuir rouge et beige fait la part belle au métal depuis le cerclage des cadrans de contrôle jusqu'à la console centrale en passant par le pommeau de levier des vitesses et les palettes de la double commande séquentielle au volant. Le pédalier est comme il se doit sur une voiture à tendance sportive : en alu troué. A noter encore la présence d'un dispositif de protection des passagers en cas de retournement.

Comme sur 206, la 307 CC fait appel à un automatisme intégral pour transformer le coupé en cabriolet (et vice-versa) et ce en moins de trente secondes. Proche de celui de la récente Mercedes SL, la cinématique assez complexe ne nécessite aucun intervention manuelle, si ce n'est de laisser son doigt appuyé sur un bouton. Pour préserver au maximum le logement pour les bagages, la lunette arrière se trouve légèrement basculée lorsque l'ensemble est replié.

La 307 CC se montre beaucoup plus séduisante sans son toit mais le coupé ne manque pas d'originalité. Au Salon, 307 CC est équipée du 2l de 180 chevaux inauguré sur la 206 RC (également présente sur le stand). D'ici à l'automne 2003, Peugeot aura certainement élargi son offre moteur. Pour ceux qui craquent dès maintenant, armez-vous de patience.

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