Mondial de Paris 2002

MAYBACH 62

Gilles Bonnafous le 28/09/2002

Vaisseau amiral du groupe DaimlerChrysler, la Maybach 62 apparaît comme un vaste paquebot regorgeant de luxe.

Une lutte sans merci oppose, pour la conquête de l'Olympe automobile, les trois spécialistes allemands du haut de gamme, le groupe Volkswagen avec Audi, BMW et Mercedes-Benz. Si la marque bavaroise devra attendre 2003 pour prendre possession de Rolls-Royce, on sait que Volkswagen est déjà propriétaire de Bentley. Pourtant, dans ce contexte de surenchère pour s'assurer le leadership du prestige, c'est Mercedes-Benz qui a pris une longueur d'avance avec le lancement de la Maybach.

MAYBACH 62 MAYBACH 62

Pour ce faire, Daimler-Benz a d'abord ressuscité la marque Maybach. Collaborateur de Gottlieb Daimler, Wilhelm Maybach s'est lancé dans la construction de voitures de prestige à partir de 1922. Mais c'est au cours des années trente que la firme atteint les sommets du luxe avec la DS8 Zeppelin motorisée par un V12 de huit litres. La production des Maybach, fabriquées à Friedrichshafen, au bord du lac de Constance, cesse en 1941. La renaissance de la marque a pour cadre le salon de Tokyo de 1997, quand Mercedes-Benz présente un concept car baptisé Maybach et dessiné sous la direction du Français Olivier Boulay.

Après un tour du monde de mondanités, où la jet-set est invitée à donner son avis sur la voiture, le projet est finalisé. Une unité de production spécialement dédiée à la Maybach est mise en place à Sindelfingen, où high-tech et tradition de l'artisanat de luxe font bon ménage. Construite pour l'essentiel à la main, la voiture est présentée en première mondiale à New York en juillet 2002. Le Mondial de Paris constitue sa première européenne.

Vaisseau amiral du groupe DaimlerChrysler, la Maybach apparaît comme un vaste paquebot regorgeant de luxe. Extrapolée de la Classe S, elle en reprend les qualités, qu'elle porte à leur paroxysme. Elle concentre toutes les sophistications technologiques imaginables, qu'il s'agisse de la mécanique, du confort ou la sécurité active et passive (dix airbags).

A l'image de ses ancêtres, la Maybach est animée par un V12 (5,5 litres). Dérivé du moteur de la S 600, il développe 550 ch, avec un couple de 900 Nm, grâce à la présence d'un double turbo. La transmission est confiée à une boîte de vitesses automatique à cinq rapports. Malgré le poids, les accélérations sont dignes d'une voiture de sport, le kilomètre départ arrêté étant parcouru en 5,4 secondes - la vitesse est plafonnée à 250 km/h.

La Maybach est équipée d'une suspension pneumatique Airmatic DC (pour double contrôle) à correcteur d'assiette automatique. Quant aux freins, ils sont gérés par un système électro-hydraulique appelé Sensotronic Brake Control et ils cumulent toutes les assistances possibles (ABS, ESP, ASR).

La carrosserie est réalisée en acier avec les ouvrants, les ailes et le toit en aluminium. Deux versions sont disponibles : la 62 (modèle long) et la 57 (modèle court dévoilé au Mondial de Paris). Les prix s'échelonnent de 310 000€ à 417 600€ ! Les prévisions annuelles de production s'élèvent à mille voitures, dont près de la moitié pour le marché américain.

Un " Centre d'excellence " situé près de l'usine de Sindelfingen - et dont la construction a coûté dix millions d'euros - est prêt à accueillir les (très riches) clients, tandis que des PLMs (Personal Liaison Managers) et leur service seront disponibles 24 heures sur 24 par téléphone pour assurer un service après-vente d'exception…

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