Week-end de l\'Excellence Automobile de Reims

Pour une première, le week-end de l’Excellence Automobile de Reims a été une réussite. Plusieurs milliers de voitures s’étaient donné rendez-vous sur le circuit de Gueux pour faire de ce nouveau rendez-vous un vrai succès populaire.

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FERRARI 250 GT Spyder California

Gilles Bonnafous le 08/10/2007

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L’une des perles alignées sur le circuit de Reims-Gueux était une Ferrari 250 GT Spyder California châssis court. Merveille de design due à Pinin Farina, c’est assurément l’une des plus belles Ferrari et l’un des plus beaux cabriolets de l’histoire de l’automobile.

Cabriolet sportif dérivé de la berlinette de compétition, le Spyder California ne doit pas être confondu avec le cabriolet 250 GT Pinin Farina. Les deux voitures sont très différentes. Si son dessin est également dû à Pinin Farina, la California est carrossée à Modène par Scaglietti, en charge des Ferrari de compétition. Notons que l’appellation « Spyder » est usurpée car il s’agit d’un cabriolet deux places. Mais Spyder fait plus sportif…
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Version cabriolet de la berlinette de cette époque (empattement de 2,60 mètres), le prototype de la California apparaît à la fin 1957. La production démarre au deuxième trimestre 1958. La voiture est carrossée en acier avec ouvrants en aluminium. Malgré tout, mais de manière classique, le cabriolet s’avère plus lourd que la berlinette (d’une centaine de kilos).

Pour ne pas alourdir encore l’ensemble, on a limité l’équipement intérieur, d’où une présentation moins luxueuse que sur les cabriolets assemblés chez Pinin Farina. Les phares sont carénés — quoique certains exemplaires arborent des projecteurs saillants — et le compartiment moteur est ventilé par de belles prises d’air latérales agrémentées d’enjoliveurs en aluminium poli. Les freins sont à tambour jusqu’à l’apparition de quatre disques Dunlop à la fin 1959.
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Le Spyder California est aligné en compétition avec moteurs de course et caisse en aluminium. Il remporte la catégorie Grand Tourisme aux 12 Heures de Sebring 1959 avec Ginther et Hively. La même année, Grossman et Tavano se classent cinquièmes aux 24 Heures du Mans sur une voiture du NART de Luigi Chinetti. Quant à la California de la Scuderia Serenissima, elle terminera première des GT aux 12 Heures de Sebring 1960.

Le modèle connaît un tournant au salon de Genève 1960 avec le lancement d’un nouveau châssis court à empattement de 2,40 mètres. Ce Spyder California dérive de la berlinette 250 GT SWB (pour short wheelbase) dévoilée au salon de Paris d’octobre 1959. La réduction de l’empattement vise bien sûr à améliorer les performances, notamment la vitesse de passage en courbes.
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La puissance du V12 de trois litres, gavé par trois carburateurs Weber double corps de 36 ou 42 millimètres selon le cas, est adaptée aux desiderata du client, de sorte que les voitures présentent pratiquement toutes des spécificités. La puissance indiquée au catalogue est de 280 ch à 7000 tr/mn (250 ch pour le châssis long).

Parmi les châssis courts dotés d’un moteur de compétition, signalons celui de Jo Schlesser et Sturgiss qui prend part aux 24 Heures du Mans de 1960 (abandon à deux heures de l’arrivée sur casse moteur). Produit comme la berlinette jusqu’à la fin 1962, le Spyder California sera construit à une centaine d’exemplaires, qui se répartissent à peu près équitablement entre châssis court et long.
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