Salon de Francfort 2003

MASERATI Quattroporte

Jean-François Destin le 11/09/2003

Enfin on nous dévoile la version définitive d'une somptueuse Maserati Quattroporte de plus de 5 mètres.

Une fois n'est pas coutume, Ferrari n'a pas fait d'ombre à Maserati au Salon de Francfort. Non sans dessein, la marque au Trident a choisi l'Allemagne pour dévoiler la version définitive d'une somptueuse Quattroporte de plus de 5 mètres. Pourtant exposée à quelques mètres de l'Enzo, la nouvelle quatre portes de Maserati a créé l'événement à plus d'un titre. Non seulement, elle confirme la volonté du groupe élitiste italien de Fiat de poursuivre la reconstruction de la gamme Maserati mais aussi et pour la première fois de son histoire de revendiquer une place dans le cercle très fermé des grandes berlines de prestige.

MASERATI Quattroporte MASERATI Quattroporte

A Francfort, la presse allemande à bien compris que la Quattroporte allait s'attaquer dès le printemps 2004 aux Mercedes Classe S, BMW Serie 7 et Audi 8. Descendante de la Tipo 107 (1963-1969), de la Quattroporte II de Bertone (1974-1975), de la Quattroporte III Royale de Giugiaro, (1976-1983), des 425 et 430 (1983-1987) et de la Quattroporte IV signée Gandini, la belle Italienne ne revendique aucun lien de parenté avec de fades aînées qui n'ont jamais pu imposer un style et une âme latine dans le haut de gamme sportif.

Cette fois, le cocktail apparaît détonant. La robe a été confiée aux studios de Sergio Pininfarina et une évolution du V8 des Coupé et Spyder annonce 400 chevaux et de très hautes performances. A Modène, une chaîne de montage ultra moderne dédiée à la Quattroporte va assembler la voiture sur mesures en fonction des souhaits et critères de la clientèle !

Première constatation en la découvrant sous les projecteurs de Francfort, la Quattroporte ne paraît pas ses 5.05m. Un vrai tour de magie de l'ingénieur Lorenzo Ramacciotti et de toute l'équipe du style d'avoir dissimulé ces dimensions généreuses sous une ligne fluide et subtilement modelée. Sans retour excessif au passé (on remarque seulement une calandre classique et des ouïes d'ailes) et sans concession à un obligatoire design moderne, les responsables de Maserati sont tombés d'accord sur une silhouette élégante, respectable mêlant la classe à une pointe de sportivité. Un bel ouvrage.

Outre l'équilibre général de la carrosserie, ce sont l'harmonie et la cohérence des dessins de la découpe du capot, des optiques, de la calandre et des entrées d'air qui méritent tous les éloges. L'habitacle a voulu aussi restituer l'art de vivre à l'italienne. Entièrement tendu de cuir clair, il fait appel selon les versions à différentes essences de bois et notamment au palissandre, à l'acajou et à la bruyère couramment utilisés pour la décoration des bateaux de luxe.

Sous une courte visière tout cuir derrière le volant trois branches ont été rassemblés un cadran de vitesse gradué jusqu'à 320 km/h et un compte-tours avec zone rouge à 7500 tours, V8 de 400 chevaux oblige. Entre les deux une fenêtre informe le conducteur entre autres de la position de la boite automatique robotisée.

Carrosserie en acier, capots en aluminium, suspension à double triangulation également en aluminium, système de contrôle de stabilité MSP de série, disques ventilés de grand diamètre : on lira plus loin la fiche technique impressionnante de cette berline sportive de luxe très attendue et qui devrait être vendue aux alentours de 100.000 €.

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