• BMW M4 COMPETITION M XDRIVE CABRIOLET

Essai BMW M4 Competition M xDrive cabriolet

Walid Bouarab le 28/07/2022

Puissante et terriblement efficace, cette version cabriolet de la BMW M4 ne se départit par d'un certain flegme, qui va finalement bien à son esprit plus GT. Mais à devenir aussi bourgeoise, plait-elle encore aux fans de la première heure ?

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L'évasion a un prix... et un poids

Les cabriolets se font rares, encore plus lorsqu'ils sont capables de telles performances. Mais la BMW M4 cabriolet sait tout faire. Claquer des chronos sur une montée de col ou flâner au grand air. Comme sur les versions moins énervées, cette nouvelle M4 Cabriolet profite d'une capote en toile particulière puisqu'elle est structurée par des plaques rigides. Un excellent compromis qui permet d'éviter le lourd toit escamotable des précédentes générations, tout en préservant la ligne et l'insonorisation. A ce sujet, cette M4 découvrable ne prête le flanc à aucune critique excepté quelques chuintements se signalant au-dessus de 110 km/h. Son couvre-chef a aussitôt fait de disparaître en seulement 18 secondes, et jusqu'à 50 km/h, pour laisser apprécier une balade sportive au grand air.

Capote repliée, cette BMW M4 Competition M xDrive cabriolet ne chahute pas trop ses passagers, bien protégés des bourrasques. Pour les liaisons autoroutières, préférez tout de même l'installation du filet anti-remous, efficace et pratique à ranger puisqu'il prend place derrière les dossiers du deuxième rang. Des places qu'il convient de saluer par leur présence, même si deux adultes trouveront le voyage peu confortable. Pourtant, cette M4 n'a plus rien d'un cabriolet de moyenne taille. Avec ses 4,77 de long, elle est seulement 8 cm plus courte qu'une Série 8. Une croissance certaine qui s'accompagne forcément d'un embonpoint que les puristes regretteront. Cette variante, qui pointe à 1995 kg, est inévitablement plus lourde avec les renforts nécessaires pour préserver la rigidité. Mais elle impose, qui plus est, une transmission intégrale xDrive de série.

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Si la berline M3 et le coupé M4 laissent le choix - pour la première fois de leur histoire - entre propulsion ou transmission intégrale, ce n'est pas le cas de cette découvrable. Un moindre mal quand on apprécie les répartitions de couple fameuses et la possibilité de désenclencher la transmission pour tout envoyer à l'arrière. De quoi finalement rouler, en mode Sport Plus et ESP désactivé, avec une pure propulsion. Au démarrage, et à rythme doux, cette M4 cabriolet fait discrètement ronronner son 3.0 biturbo. La boîte automatique conserve une réelle douceur et l'amortissement se montre étonnamment conciliant, nettement plus qu'à bord d'une M3 Competition. La capote disparaît rapidement et la sensation de conduite en plein air est bien réelle. Mais les 510 ch du six-en-ligne ne demandent qu'à s'exprimer. Un registre que la M4 cabriolet maitrise parfaitement, bien qu'on puisse regretter le son plus étouffé qu'auparavant. Cette dernière n'échappe d'ailleurs pas à l'amplificateur d'onde via les haut-parleurs pour compenser.

Chaque accélération remet en lumière la rage impressionnante du moteur, capable de délivrer 650 Nm de couple. Il ravit toujours pas son allonge et son punch même à très haut régime. Pour les plus pointilleux, cette M4 Competition M xDrive peut toujours être paramétrée selon les goûts de son pilote, qui pourra ensuite enregistrer ses réglages via les touches M rouge du volant.

Mais avec deux tonnes sur la balance et une philosophie moins radicale que ses sœurs à toit fixe, le cabriolet ne peut se départir d'une certaine lourdeur. Toujours très efficace et faisant preuve d'une motricité sans faille, ses limites sont très éloignées. Mais entre une direction trop « isolante », et la sensation de conduire un énorme engin, les amateurs de conduite resteront sur leur faim.

Finalement, cet esprit plus GT sied parfaitement à cet imposant et lourd cabriolet, qui s'avère par ailleurs être plus douillet sur les bosses que les M3/M4 coupé. Notre modèle d'essai faisait d'ailleurs l'impasse sur les efficaces mais peu confortables sièges à coque en carbone, profitant ainsi d'une assise plus moelleuse et d'un chauffe nuque bienvenu en hiver. Mais à trop s'embourgeoiser (cette M4 cabriolet démarre à plus de 158 000 euros avec malus et hors option !), l'allemande risque-t-elle d'en perdre en route ? Probablement. Mais il faut avouer que la concurrence est soit absente (Audi a stoppé la RS5 cabriolet et la future Mercedes-AMG C63 n'est pas encore de la partie), soit au même prix (si on imagine qu'une Porsche 911 peut un tant soit peu se sentir menacée par cette « béhème »). Et pour les amateurs de conduite pure, la future M2, bien que non découvrable, risque probablement de prendre le rôle de la BMW M ultime de la gamme.

À retenir

quoteL'indéniable savoir-faire de l'ingénierie allemande a encore frappé. Cette BMW M4 Cabriolet impressionne autant par ses performances que son art de vivre. Rageuse, mais aussi confortable et accueillante, on ne saurait lui reprocher que son poids, et la conduite moins enjouée qu'il implique. Sans parler des tarifs, devenus démentiels...
points fortsMoteur percutant, habitacle confortable, performances, transmission intégrale efficace.
points faiblesPoids démesuré, tarifs démentiels
12.5

20
Les chiffres
Prix 2021 : 130 000 €
Puissance : 510 ch
0 à 100km/h : 3.7s
Conso mixte : 10.2 l/100 km
Emission de CO2 : 231 g/km
Notre avis
Note de coeur : 13/20
Agrément de conduite : 14/20
Sécurité active et passive : 16/20
Confort et vie à bord : 12/20
Budget : 4/20

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