Salon de Genève 2007

ZAGATO Diatto Ottovu

David Lamboley le 15/03/2007

La Diatto Ottovu « by Zagato » fête le centenaire de la marque Diatto tout en permettant au carrossier milanais d'effectuer un exercice de style classique et tout en finesse.

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Si la marque Diatto ne vous dit rien, ne remettez pas en doute la passion automobile qui vous anime : il s'agit en effet d'une griffe italienne prestigieuse née en 1906 et disparue au tout début des années 20, récemment exhumée par deux collectionneurs fortunés par l'intermédiaire du carrossier Zagato. Il existe un précédent, puisqu'en 1921 Zagato habillait un châssis Diatto type 25 4DS.

ZAGATO Diatto Ottovu ZAGATO Diatto Ottovu

Aujourd'hui, la Diatto Ottovu « by Zagato » fête donc le centenaire de la marque Diatto tout en permettant au carrossier milanais d'effectuer un nouvel exercice de style plutôt classique et tout en finesse.

Comme le suggère son patronyme, ce coupé « haute couture » habillé d'une robe dorée très seyante est animé par un V8 de 4600 cm3 d'origine Ford préparé par Roush, une jeune compagnie américaine spécialisée dans la préparation des Ford Mustang. Verdict : un peu plus de 500 ch sous le semelle droite et pas mal de sensations en perspective car bien entendu, ce sont les roues arrière qui se chargent de passer la puissance au sol.

Techniquement, comme à l'accoutumée chez Zagato, la carrosserie est réalisée en alliage d'aluminium à la main, mais on remarque l'absence du toit typique à double bossage, pourtant un des signes distinctifs de la griffe Zagato.

Le style est épuré, classique, avec pour la partie avant, la présence d'un museau proéminent habillé d'une calandre ovoïde grillagée ceinturée par deux entrées d'air. On note également deux embryons de lames aérodynamiques sur les côtés inférieurs du bouclier.

Les optiques sous glace en polycarbonate rappellent notamment la précédente génération de Maserati Coupé, alors que la partie arrière ramassée, musculeuse et légèrement pointue dans sa partie médiane accueille une lunette arrière très compacte dans le plus pur style Zagato.

Les deux feux verticaux dans le prolongement des ailes répondent aux deux imposantes sorties d'échappement qui perçent la partie basse du bouclier. De profil, cette belle italienne interpelle par son empattement court et rappelle fortement la précédente génération de Jaguar XK 8, notamment dans sa partie haute. Enfin, les passages de roues avant et arrière sont surmontés d'un pli de tôle caractéristique qui permet d'habiller les flancs.

N'oublions pas les extracteurs horizontaux positionnés en hauteur, juste derrière les passages de roues avant. Une ligne équilibrée, fluide, que l'on imagine sans mal traverser les prochaines décennies sans prendre de rides. L'habitacle lui non plus, ne cherche pas à étonner à tout prix et reste relativement discret dans sa présentation. L'imposante planche de bord habillée de cuir beige reçoit un bloc d'instruments traditionnel regroupant les informations vitales.

Seules les imposantes bouches d'aération chromées viennent perturber les courbes sensuelles. Le chrome est également retenu en ce qui concerne le pommeau de levier de vitesses et l'habillage de la platine de la console centrale, griffée d'un « Ottovu » en lettres métalliques. Sachez enfin qu'il existe un deuxième exemplaire de Diatto Ottovu en livrée bleue légèrement différent de l'exemplaire exposé à Genève. On remarque en effet sur ce faux jumeau un museau spécifique disposant d'une calandre plus fine et plus large à barrettes horizontales, non ceinturée de chrome.

Les deux prises d'air frontales sont également plus petites, les optiques apparaissent un peu plus ovales et les jantes adoptent un dessin différent. Quoi qu'il en soit, ce deux Zagato Diatto Ottovu sont d'ores et déjà des collectors que les passionnés fortunés du monde entier envient déjà à leurs propriétaires respectifs !

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