Grand Prix de l\'Age d\'Or 2009

Gilles Bonnafous le 29/06/2009

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Deux Lola T400 devant une Ralt RT1 Gilles Bonnafous

La Matra de Dominique Guénat Gilles Bonnafous
D’après Patrick Quiniou, l’organisateur, l’édition 2009 du Grand Prix de l’Age d’Or, qui s’est tenue les 20 et 21 juin, a vu sa fréquentation dépasser légèrement celle de l’an dernier, soit environ 15 000 spectateurs sur le week-end. Un succès populaire honorable compte tenu de l’absence têtue du public francilien…

Pas moins de 300 voitures étaient engagées sur dix plateaux, dont six donnaient lieu à deux épreuves, le samedi et le dimanche. La plupart des courses furent très disputées. L’une des plus passionnantes fut le PMO SC et GT Challenge, qui vit s’affronter, pour le plus grand plaisir des spectateurs, les Cobra 4,7 litres, Corvette, Mustang Shelby, Ferrari 275, Jaguar Type E et Porsche 904 dans une lutte sans merci. Une course qui dura 90 minutes avec ravitaillement et changement de pilote à mi-course. Ce sont trois Cobra qui monopolisèrent le podium devant une Porsche 904 menée de main de maître par Laidlaw. Autre épreuve montée par PMO, la société d’organisation de Patrick Quiniou, la course des Sportscars fut dominée par les rapides Chevron et Lola. La victoire revint à la Chevron B8 de Laidlaw, la Matra 670 de Dominique Guénat terminant quatrième.

La Ford GT 40 de Hans Hugenholtz Gilles Bonnafous

La Ford Mustang de Duche Gilles Bonnafous
Le programme comportait encore un beau plateau de prototypes des années cinquante baptisé Racing Legend Sportscars & GTS. Il opposait notamment des Lotus 11 et 17, des Lister, deux Maserati 250 S et 200 SI et une Cooper Bristol, la victoire revenant à une Lotus 17 devant la 250 S. Quant au plateau de la Formule Junior (Trophée Lurani), il ne réunissait pas moins de trente monoplaces. On a regretté toutefois de ne pas retrouver ces voitures exceptionnelles et rares vues lors des éditons précédentes, comme la Maserati V8 RI, la Lister Jaguar Monzanapolis ou la Brabham BT4 de l’an dernier. Absentes aussi les voitures de Grand Prix d’avant guerre et les Formule 1 des années cinquante et soixante, cette dernière carence s’expliquant par un calendrier chargé avec une épreuve disputée à Monza début juin et une autre à Spa début juillet. On espère leur retour l’an prochain. Quant aux propriétaires de machines d’avant guerre, ils ne souhaiteraient pas prendre de licence par manque de courses. Et il n’y a pas de courses par manques de licenciés…

La Cobra 289 d’Yvan Mahé Gilles Bonnafous

La Corvette de A. Weavers Gilles Bonnafous
On peut s’interroger sur l’hétérogénéité de certains plateaux en raison de la différence de puissance des machines engagées. L’ASAVE 76 voyait s’opposer les groupes 1, 2, 3 et 4 des années 70 (les deux courses furent remportées par la Corvette Stingray de Pascal Gaudard), tandis que, dans le plateau ASAVE 65, des Mini étaient affrontées à la Cobra 289 d’Yvan Mahé qui l’emporta devant deux Lotus Elan. Mais le premier objectif n’est-il pas de faire rouler ces voitures, même si elles sont loin de posséder des chances égales de succès au départ ? Les autres épreuves concernaient des formules organisées par les Néerlandais et les Britanniques, qui forment les plateaux et louent un temps de piste à l’Age d’Or. Dans le NKHTGT (championnat de tourisme et de GT du club néerlandais) venu pour la deuxième fois à Dijon, Hans Hugenholtz s’imposa au volant de sa Ford GT 40 dans des deux courses. Côté britannique, le Derek Bell Trophy réunissait des monoplaces, en majorité des Lola de cinq litres, alors que le UT2TC (championnat de tourisme de moins de deux litres) était dominé par deux Lotus Cortina.

Côté clubs, nombreux étaient ceux à avoir fait le déplacement, dont le club Bugatti venu en force avec une quinzaine de machines (Types 35, 35B, 37, 37A, etc.), qui offrirent au public une parade à deux reprises au cours du week-end.

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