Musée des 24 Heures du Mans

Gilles Bonnafous le 04/05/2009

Partagez

réagir


Gilles Bonnafous

Gilles Bonnafous
Après plusieurs mois de travaux, le nouveau musée du Mans a ouvert le 28 avril 2009. Réaménagé, il a également été rebaptisé « Musée des 24 Heures du Mans – Circuit de la Sarthe ». Une nouvelle appellation qui traduit un recentrage de la collection, les responsables du département de la Sarthe, propriétaire du musée, souhaitant mettre l’accent sur les voitures et les hommes qui ont fait la gloire de la célèbre épreuve mancelle.

Gilles Bonnafous

Gilles Bonnafous
Flash back. Créé en 1961 à l’occasion du cinquantenaire de l’ACO, le premier musée, dont le bâtiment, toujours en place dans l’enceinte des 24 Heures, sera prochainement détruit, avait cédé la place trente ans plus tard à un nouveau musée. Inauguré en 1991, ce dernier n’avait jamais été modifié, sa muséographie datait donc de 18 ans. Le Conseil Général de la Sarthe souhaitait conserver le même bâtiment idéalement placé à l’entrée principale du circuit et connecté à la piste des 24 Heures. Avec la contrainte d’une même emprise au sol de 4000 m2, les travaux ont porté sur la présentation pour un budget de 1,5 million d’euros.

Plus lumineux, plus aéré, le nouveau musée des 24 Heures du Mans bénéficie d’une muséographie renouvelée, plus vivante. Provenant des riches archives de l’ACO, de nombreuses affiches, photographies, journaux d’époque et maints objets présentés dans des vitrines permettent de replacer les véhicules dans leur contexte historique. Il a donc fallu faire de la place : 106 voitures et camions sont exposés (auxquels s’ajoutent quatre motos), soit une vingtaine de moins qu’auparavant.

Gilles Bonnafous

Gilles Bonnafous


Gilles Bonnafous

Gilles Bonnafous
Le visiteur est invité à découvrir les machines à travers un parcours qui le place au cœur de l’histoire des 24 Heures, fil rouge de la nouvelle muséographie. Constitué de six espaces, ce dernier débute par l’allée des héros, un long couloir présentant 24 hommes qui, de 1923 à nos jours, ont apporté leur contribution à la légende mancelle. Baptisé la légende, un deuxième espace évoque la place de l’épreuve dans la presse écrite (Unes de L’Equipe) et audiovisuelle. Suivent « La Genèse » dédiée à la famille Bollée, avec plusieurs voitures exposées, dont la Mancelle d’Amédée Bollée, et la reconstitution de l’atelier de Léon Bollée, une présentation des coulisses de la course, l’exposition de voitures de tourisme, et enfin celle d’une quarantaine de machines des 24 Heures, finale de la visite.

Gilles Bonnafous

Gilles Bonnafous
La provenance des véhicules a trois sources : voitures ayant couru les 24 Heures données à l’ACO par les constructeurs ou prêtées par ces derniers, prêts de collectionneurs privés et acquisitions réalisées par le département, mais au cas par cas et selon les opportunités. L’évolution de la collection se fera vers un accroissement du nombre de machines de course tout en gardant un fonds important de voitures de tourisme retraçant l’histoire de l’automobile. Car les responsables ne souhaitent pas un musée dédié uniquement à la compétition, à l’image de celui d’Indianapolis. La préoccupation pédagogique demeure, qui entend expliquer pourquoi Le Mans est devenu le lieu d’une des plus célèbres courses du monde. D’où la part faite aux pionniers manceaux de l’automobile (les Bollée), au premier Grand Prix de l’ACF de 1906 et à l’épopée de Wilbur Wright.

Le musée accueillera également des expositions temporaires d’envergure. Le programme prévoit une grande rétrospective consacrée en 2010 à Jean Rondeau, avec pour objectif de réunir toutes les voitures du constructeur manceau.

Gilles Bonnafous

Gilles Bonnafous

Partagez

réagir

Commentaires

avatar de JipeJo
JipeJo a dit le 11-05-2009 à 07:51
Désolé, mais je ne comprends pas très bien votre deuxième page, première photo en haut à gauche ??? Vous présentez la Matra 670 de Pescarolo / Larousse avec le panneau "Bravo Jean Rondeau". Je pense que c'est une illusion d'optique due à la photographie. Pour Bravo Jean rondeau, il faut mettre une Inaltéra, par exemple la N° 2 qui était au musée il n'y a pas encore si longtemps ! Sincères salutations, Deveaux JP