Essai RENAULT Scénic 1.2 TCe 130 ch Intens

Cédric Morançais le 10/10/2016

Vingt ans pile après le premier du nom, l'initiateur de la catégorie des monospaces compact se renouvelle totalement. Pour rester dans l'air du temps, il se donne, comme son grand frère, l'Espace, avant lui, des airs de crossover.

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Différent... en apparence

Le monospace est un genre automobile qui n'engendre guère la passion. Mais, pour répondre aux besoins des familles, il a tenu la corde pendant plus de trente ans. Mais ça, c'était avant que les SUV ne se décident à conquérir le marché… et le cœur des couples avec enfants. Pas franchement décidé à se laisser rouler sur les jantes, le Scénic tente de prendre ces pseudo-aventuriers à leur propre piège en reprenant certains de leurs codes. La garde au sol, en hausse de 4 cm par rapport à la précédente génération, et les roues de 20 pouces, présentes en série sur toute la gamme, contribuent, notamment, à cet objectif. A bord, la métamorphose est tout aussi radicale. Oubliée la planche de bord au bloc-compteur placé en son sommet. Désormais, le Renault Scénic propose un élément calqué sur celui des Espace, Talisman et Mégane. Logique, puisque cette quatrième génération intègre, sur les finitions haut de gamme, la tablette R-Link 2. Une tablette qui intègre, comme sur les autres modèles de la gamme, le système audio, le GPS et les commandes des diverses aides à la conduite, et qui s'intègre dans un environnement à la finition plutôt soignée et aux matériaux de bonne facture. Les sièges indépendants du second rang sont, eux aussi, victimes de cette révolution. Ils cèdent leur place à une banquette 1/3-2/3 qui, en contrepartie, se manipule bien plus facilement. Pour passer de cinq, ou de sept - en ce qui concerne le Grand Scénic, commercialisé en même temps que la version courte - à deux places, il suffit d'utiliser les commandes électriques situées dans le coffre. Attention, cela fonctionne pour rabattre assises et dossiers, mais il faudra les remonter manuellement. Sur le papier, ce quatrième opus du Scénic a donc tout pour déboussoler les habitués du modèle. Pourtant, il suffit de parcourir quelques kilomètres à son volant pour constater qu'il ne s'est pas départi de ses principales qualités. Le confort demeure de haute volée, y compris sur les axes en piteux état et malgré la présence des roues XXL. Avec le petit quatre cylindres turbo qui équipait notre voiture d'essai, on apprécie également le silence de fonctionnement, tandis que le goût pour le sans-plomb de ce bloc semble tout à fait modéré. Quant au comportement, sa neutralité ne fait qu'inciter qu'à une conduite en « bon père de famille ». Autant de caractéristiques qui font de ce nouveau Scénic le digne descendant de sa lignée.

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À retenir

S'il n'en a plus vraiment le physique, le Scénic demeure un monospace dans l'âme. Confort, sécurité, modularité et connectivité lui permettront ainsi de séduire les automobilistes à la recherche d'une « voiture à vivre ». Quant à ceux qui imaginaient que ses lignes plus dynamiques iraient de pair avec un comportement plus joueur et une once de plaisir de conduite, ils risquent fort d'être déçus après avoir effectué quelques kilomètres à son volant.
points fortsConfort, comportement routier, silence à bord
points faiblesMoteur creux à bas et moyen régime, ergonomie et réactivité du R-Link 2
13.1

20
Les chiffres
Prix 2016 : 29 100 €
Puissance : 130 ch
0 à 100km/h : 11.4s
Conso mixte : 5.8l/100
Emission de CO2 : 129 g/km
Notre avis
Note de coeur : 12/20
Agrément de conduite : 12/20
Sécurité active et passive : 17/20
Confort et vie à bord : 16/20
Budget : 16/20

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