BMW Série 6 coupé

Jean-François Destin le 01/01/2004

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Après quatorze ans d’absence, BMW renoue enfin avec les grands coupés sport de luxe. Dérivé de la récente Serie 5, le coupé 645 Ci a fait sa première apparition en public à Francfort pour un lancement commercial le 15 janvier 2004 à un prix proche de celui de la Berline Serie 7. BMW ravive ainsi une tradition qui, entre 1976 et 1989, vit la déclinaison de coupés sportifs haut de gamme, de la 628 CSi jusqu’à la 635 Csi équipée d’un 6 cylindres de 3.5l de 286 chevaux dérivé de celui de la M1.

Curieusement, la marque bavaroise abandonna cette catégorie à forte image, se contentant de proposer un coupé Série 8 V12 qui évoluait sur un tout autre registre.
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Long de 4.82m (pour 1.855m de large et 1.373m de haut), le nouveau Coupé 6, complété à moyen terme d’un cabriolet adopte des lignes tendues et fluides. Il allie sportivité et confort en accueillant 4 personnes, les places arrière pouvant être cependant considérées comme occasionnelles. La face avant reprend en plus bas et large la proue de la dernière Série 5 avec ses optiques surmontés de paupières mordant sur le début des ailes. Le profil est étiré et s’achève sur un arrière agrémenté du contesté couvercle de malle dessiné par l’américain Chris Bangle, le responsable du style BMW malmené depuis quelques temps pour ses audaces.

Ce couvercle intégrant un becquet a été adouci par rapport à celui de la Série 7 et il procure même au coupé son caractère exclusif. Pour des raisons dynamiques et pour alléger sa silhouette, le Serie 6 a vu son habitacle reculé, sa ligne de toit abaissée au maximum tandis qu’une fine veine modelée agrémentée d’un subtil coup de griffe derrière le passage de roue avant court sur les flancs.

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Dépouillé, clair, sans artifice ostentatoire, l’habitacle fonctionnel entend offrir une ambiance sportive mais feutrée aux occupants. La large console centrale supporte un minimum de boutons, la souris de l’iDrive (calqué sur celui de la Série 5 et donc plus simple d’utilisation) permettant d’accéder à l’ensemble des fonctions et réglages.

Côté moteur, BMW a choisi d’équiper son coupé d’un de ses plus beaux moteurs, en l’occurrence le V8 de 4.4l déjà en fonction sur la 745i. Développant ici 333 chevaux, il offre un couple de 450 Nm à 3700 tours. De quoi passer de 0 à 100 km/h en 5,6 s et se heurter au limiteur à 250 km/h.
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Le client Serie 6 pourra choisir entre trois boites : une mécanique à 6 rapports, une automatique à 6 rapports avec fonction Steptronic et le nec plus ultra une boite mécanique séquentielle à 6 rapports assortie d’une commande par palettes au volant comme en F1.

Le fameux DDC (Dynamic Drive Control) fait partie de l’équipement optionnel. Ce système électronique très sophistiqué commandé par le conducteur "booste" les accélérations, raffermit la direction en fonction de la vitesse, allonge les rapports de boite tout en raccourcissant les temps de changements de rapport et réduit le roulis en virage.

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Sans avoir recours aux coûteuses fibres de carbone, BMW a fait mieux que Mercedes et son SLR en limitant le poids du coupé 6 à 1600 kg. La carrosserie associe l’aluminium, l’acier et les matières synthétiques selon un principe innovant sur lequel BMW ne désire pas communiquer pour l’instant mais qui a contribué à une répartition idéale des charges de 50% sur l’avant et 50% sur l’arrière.
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Entièrement en aluminium, les trains roulants se trouvent complétés par les aides à la conduite comme le DSC (contrôle dynamique de stabilité) et le DTC (contrôle de traction dynamique). Comme sur la Série 5, la nouvelle direction active fera partie des options ainsi que l’éclairage directionnel adaptatif à partir de phares orientables, du toit de verre panoramique et surtout du visuel tête haute. Cette projection holographique des informations importantes sur le pare-brise dans le champ de vision du conducteur devrait être également proposée sous peu aux acheteurs de la berline Série 5.

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