• FERMETURE DES VOIES SUR BERGES À PARIS : LA POLLUTION SIMPLEMENT DÉPLACÉE

Fermeture des voies sur berges à Paris : la pollution simplement déplacée

Motorgreen Vincent Desmonts le 11/10/2017

L'institut Airparif a finalement publié son rapport final sur l'évolution de la qualité de l'air à Paris suite à la fermeture en septembre 2016 des voies sur berges rive droite. Ces 3,5 km "rendus" aux piétons et cyclistes, et désormais baptisés "Parc des Rives de Seine", ont été à l'origine d'une polémique entre "pros" et "antis", les uns mettant en avant la nécessaire réduction de l'espace public dédié à la voiture, les autres défendant le droit de circuler.

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Mais ce rapport définitif, très attendu, et dont les mots semblent avoir été pesés avec la rigueur d'un diplomate, ne suffira pas à clore les polémiques. En effet, il donne du grain à moudre aussi bien à la Mairie de Paris qu'à ceux qui lui sont opposés.

Concrètement, Airparif relève bien "une amélioration de la qualité de l'air le long des quais fermés à la circulation", tout en soulignant que les niveaux de pollution constatés restent encore "au-dessus des valeurs réglementaires". Mais dans le même temps, l'organisme constate "une dégradation plus ou moins marquée autour des carrefours dans cette zone et à l'Est, dès la fin de la portion piétonnisée", ainsi que sur les itinéraires de report. En clair, la pollution est toujours là, et toujours à un niveau identique. Elle a simplement été déplacée.

Airparif ne dit pas autre chose : selon l'organisme, au global, "aucun impact significatif sur l'exposition des populations n'a été mis en évidence à la hausse ou à la baisse".

Il y a quelques semaines, la Mairie de Paris se vantait d'une réduction "de 3 à 5%" du trafic automobile en 12 mois dans l'intra-muros. Le nombre de voitures a donc baissé, mais pas la pollution... et encore moins les embouteillages !

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