Le roadster fait partie intégrante de l’art de vivre british. Un genre automobile déluré qui représente pour nos voisins d’Outre-manche un salutaire exutoire censé leur faire oublier qu’il fait souvent mauvais dehors...
A sa manière, la lignée des Triumph TR apparaît bien comme la digne descendante des légendaires SS Jaguar, MG TA, Frazer Nash et autres sportscars post-vintage qui ont fait avancer l’automobile anglaise dans le sens de l’histoire jusqu’à ce que l’histoire change de sens et laisse aux Allemands le soin d’en écrire les chapitres les plus récents. Le « british roadster » peut être défini de façon générique comme un véhicule non-fonctionnel, vaguement sportif, délicieusement inconfortable, techniquement rudimentaire et nécessairement excentrique. Ce n’est pas une voiture de riche mais c’est au moins une voiture que les riches peuvent avoir envie de s’offrir pour le plaisir de montrer aux pauvres que l’argent n’est pas tout dans la vie. Les TR5 et 6 résument un peu tout cela. Toutes deux sont en effet des voitures de sport beaucoup moins chères qu’elles n’en ont l’air. Et beaucoup plus ludiques que leurs performances affichées le laissent supposer. En la matière, Triumph savait y faire, il est vrai...
Ni l'une ni l'autre n'ont eu eu pour ambition d’entrer dans l’histoire par la grande porte. En revanche, leurs adeptes les ont aimées beaucoup, passionnément, parce qu’elles n'étaient pas compliquées à vivre. Et qu’elles avaient un bon fond. Aujourd’hui encore, ces qualités maîtresses font toute la différence en collection. Un choix logique pour le profane qui suscitera peut-être les sarcasmes des amateurs de pièces d'exception mais si l’on doit sélectionner une « ancienne » pour rouler en profitant d’une ambiance très connotée, alors, l'une des deux fera très bien l’affaire.
La TR5 a emprunté l’essentiel de ses composants à sa devancière, à savoir l’illustre TR4. Lancée fin 1961, cette TR du 4ème type a connu une carrière relativement courte, comparativement à sa plus proche rivale, la MGB. La première série (à essieu rigide) a ainsi été produite jusqu’en janvier 1965. A cette date, la TR4 A IRS a pris le relais en imposant comme un progrès nécessaire son train arrière à roues indépendantes hérité de la berline Triumph 2000. Moins courante que la première version, cette seconde série a été commercialisée jusqu’en août 1967, date à laquelle la TR5 a pris sa succession. Plus ambitieuse, cette version a reçu un 6 cylindres en ligne à injection hérité des anciennes Standard Luxury Six (firme associée à Triumph jusqu'en 1961), et monté ensuite sur les berlines Triumph 2000 et autres Vitesse 6 avant de connaître son apothéose et son apogée en passant à 2500 cm3. Largement de quoi chercher les dizaines de chevaux qui manquaient alors à la TR4 (on en comptera 152 au total, selon les normes SAE) pour passer dans la classe supérieure, celle où l'on retrouvait déjà l’Healey 3000 MK III et qui allait bientôt compter l'éphémère MG C. Autant dire qu'il ne s'agissait plus tout à fait de la même voiture, les performances faisant un bond sensible, de même que l'agrément de conduite. A noter toutefois que seule la clientèle européenne a profité du moteur à injection, les amateurs américains devant se contenter d'une version plus paisible dotée de 2 carburateurs, le système d'injection Lucas monté sur la TR5 européenne n'étant pas conforme aux normes US de l'époque. Sur le marché français, la plupart des exemplaires disponibles sont heureusement équipées de l'injection, les variantes américaines (désignées TR 250) étant assez rares de ce côté de l'Atlantique.
yvespoussin a dit sur TRIUMPH TR5 2.5 CABRIOLET 1967
le 27-05-2007 à 09:37
Nostalgique amateur de TRIUMPH TR4, 5 ou 6, je souhaite en acquérir, pour mon plaisir de la conduire et de la garder comme collectionneur.
Recherche tous articles et conseils sur le choix.
Important la différence tant carrosserie, que moteur, suspension et prix du marché actuel.
Faut-il choisir une Triumph TR4A ou TR5, ou bien passer à la TR6, moteur 4 cylindres plus robuste que le 6 cylindres ? Faut-il choisir plutôt un Double carburateur ou l’Injection, etc…
Faut-il modéle marché Amérique ou Europe ?
Superbes souvenirs de la Triumph TR5. Quel bruit!quelle pêche! Les ennuis venaient de la pompe à injection qu'il fallait refroidir par temps chaud. J'ai fini par casser la transmission. J'aimerais en retrouver une en bon état.
A 41 ans, les 150 cv sont toujours là. mais, il faut respecter la mécanique, je reste donc aux alentours de 3500 tours bien que la pression d'huile soit parfaite. Cheveux et chevaux au vent, c'est envoutant, même si avec un pot inox neuf, le bruit de l'échappement est moins "roots". Ceux qui prétendent qu'elle ne rouille pas sont des menteurs. Pourtant bien au sec dans son garage, elle a encore très fière allure. Quelques améliorations pourraient y être apportées (sellerie, tapis) mais, en dehors de 4 roues chromées 72 rayons tout à fait splendides qui sont venues remplacer les 60 rayons (moins quelques uns) d'origine, je l'ai conservée dans son jus et les amateurs la préfèrent bien mieux avec son volant cuir qu'avec un motolita et la ronce de noyer. Pour tout dire, elle est très très belle. Si elle vous intéresse, j'ai décidé de la mettre en vente. Avis aux amateurs,...
Ce que j'ai aimé : Une voiture authentique qui est faite pour rouler au soleil sans forcer.
Ce qui me deplait : Tenue de route assez aléatoire
ACTUALITE : La Jaguar XJ220 fête ses 20 ans Vite ! Nommez les premières voitures qui vous viennent à l'esprit lorsque l'on utilise le terme « supercar ». Il y a des chances que la liste...
ESSAI : MORGAN Three Wheeler Trois roues, un châssis acier, une structure en bois, une coque en aluminium et un bicylindre Harley de 120 chevaux en guise de fronton : tel est le cocktail détonant du Three Wheeler de Morgan. Un véritable retour aux sources.
REPORTAGE : Citroën DS5, du concept à la grande série L'exposition Concept Cars, organisée dans le cadre du 27ème Festival Automobile International au pied du Dôme des Invalides à partir du 26 janvier, permettra d’approcher quelques spécimens emblématiques, dont certains préfigurent une future version de série à plus ou moins longue échéance. Dans le cas de la Citroën DS5, très inspirée du concept C-SportLounge, six ans ont été nécessaires pour transposer ce rêve dans la réalité…