Si elle rappelle fortement, surtout vue de profil ou de l’arrière, la Peugeot 404 cabriolet, la Fiat 1500 cabriolet n’en est pas moins d’une élégance remarquable, avec sa ligne à la fois sobre et équilibrée. Notre modèle d’essai, sorti en 1966, possède la calandre élargie des 2e et 3e séries, qui modernise et affine son apparence.
A l’intérieur, l’ambiance très… italienne est vraiment plaisante et évoque celle de l’Alfa Romeo Giulietta spider, sa glorieuse inspiratrice milanaise. La planche de bord est en métal peint couleur carrosserie ; elle est rehaussée par une platine en inox du plus bel effet, tandis que le passager dispose d’une poignée de maintien fixée devant lui. L’instrumentation est plutôt réduite et ne comporte ni compte-tours (même si le tachymètre est équipé de repères indiquant la vitesse maximale sur chaque rapport), ni manomètre de pression d’huile. Les sièges en cuir rouge de « notre » voiture apportent une touche de chaleur supplémentaire ; ils sont séparés par un accoudoir central qui fait également office de boîte à gants.
Au volant, la position de conduite n’appelle pas de critique particulière pour une voiture de cette génération ; même si l’on est assis très bas, on est confortablement installé, le long levier de vitesses incliné tombant bien en main.
En dépit de sa puissance limitée, la Fiat 1500 cabriolet s’insère avec aisance dans la circulation actuelle. Très civilisé, le moteur fait montre d’une souplesse appréciable, permettant de rouler sur un filet de gaz, en particulier en ville ; a contrario, il accepte volontiers de monter dans les tours, émettant une sonorité suggestive lors de l’ouverture du 2e corps du carburateur compound… Le moteur est bien secondé par la boîte de vitesses dont le maniement est un régal ; la 1ère synchronisée et la présence d’un 5e rapport contribuent largement à l’agrément de conduite.
Agile et maniable, la Fiat 1500 se montre très à l’aise sur les petites routes sinueuses. A un rythme raisonnable, sa tenue de route se montre sans surprise, malgré le caractère très conventionnel de son architecture et l’étroitesse de ses pneus. Bien entendu, sur route glissante ou revêtement dégradé, la circonspection s’impose… Notons enfin que le freinage, muni d’une assistance et équipé de disques à l’avant, se montre à la hauteur.
sergioleone a dit sur FIAT 1500 1.5 CABRIOLET 1963
le 08-10-2007 à 18:21
La Fiat 1500 est une voiture très solide. J'en ai reçu une de mon oncle en 1972 (j'avais 18 ans !); elle avait déjà ± 100.000 km. Je l'ai gardée encore un an et demi et j'ai fait 40.000 km ! Je me suis beaucoup amusé avec cette Fiat, j'ai roulé décapoté au moindre rayon de soleil et j'ai emmené des tas de copains dedans qui s'asseyaient sur le coffre, les pieds dans l'habitacle ! J'ai finalement dû la vendre car elle ne passait plus le CT à cause de trous dans la carrosserie. Je la regrette beaucoup !
Moderne pour l'époque, rapide, élégante à comparer à la concurrence de l'époque. la personne qui aujourd'hui en possède une doit absolument l'utiliser comme une rescapée, ne pas la mouiller, encore moins la mettre dans le sel, comme on voit des riches "qui n'en ont rien à foutre" faire des rallye d'hiver avec des bijoux d'antan.
Ce que j'ai aimé : Gabarit et propulsion, car un cab actuel traction reste pour moi un truc de fille ou petit m'as-tu vu.
Ce qui me deplait : trop difficile à conserver en état de caisse.
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