Le moteur de la Fiat 1500 cabriolet des 2e et 3e séries est un classique quatre cylindre en ligne culbuté, emprunté à la berline 1300-1500 à ligne « Corvair » de 1961 ; le vilebrequin repose sur trois paliers, le bloc est en fonte et la culasse en alliage léger. Directement dérivé du six cylindres des 1800-2100 (puis 2300), ce moteur possède les mêmes chambres de combustion de forme « polysphérique ».
La cylindrée est de 1481 cm3 (77 x 79,5 mm) et l’alimentation assurée par un carburateur inversé double-corps compound, de marque Weber et de type 28/36 DCD 19 puis 28/36 DCHD 4 à partir de 1965. La puissance est de 80 chevaux SAE à 5200 t/m (83 chevaux SAE à 5400 t/m à partir de 1965). Le couple est de 10,8 mkg SAE à 3200 t/m (12,3 mkg à 3200 t/m, à partir de 1965). La vitesse de pointe atteint 160 km/h.
Si cette mécanique Fiat ne possède pas la « noblesse » du double-arbre OSCA, fabriqué sous licence par Fiat, elle affiche néanmoins un rendement élevé pour un moteur de grande série de l’époque, grâce notamment à sa tubulure d’échappement bien étudiée. A l’usage, ce groupe se montre très fiable, même s’il consomme un peu d’huile (0,5 litre à 1 litre pour 1000 km). Ce moteur aura une longue carrière et on le retrouvera ultérieurement, notamment sous le capot de certaines Fiat produites en Pologne : 125 P, FSO Polonez, etc.
Jusqu’en 1965, la boîte de vitesses est à quatre rapports et elle possède toujours une 1ère non synchronisée (bien que la berline 1500 bénéficie, quant à elle, d’une boîte entièrement synchronisée), anachronisme alors critiqué par la presse spécialisée. Le cabriolet de 3e série reçoit une boîte à cinq rapports entièrement synchronisée, qu’on retrouvera sur différents modèles Fiat, notamment la 124 Sport. Notons que le montage de cette nouvelle boîte s’accompagne d’une modification de la démultiplication finale, le rapport de pont étant désormais plus « long » (10/41 au lieu de 10/43).
sergioleone a dit sur FIAT 1500 1.5 CABRIOLET 1963
le 08-10-2007 à 18:21
La Fiat 1500 est une voiture très solide. J'en ai reçu une de mon oncle en 1972 (j'avais 18 ans !); elle avait déjà ± 100.000 km. Je l'ai gardée encore un an et demi et j'ai fait 40.000 km ! Je me suis beaucoup amusé avec cette Fiat, j'ai roulé décapoté au moindre rayon de soleil et j'ai emmené des tas de copains dedans qui s'asseyaient sur le coffre, les pieds dans l'habitacle ! J'ai finalement dû la vendre car elle ne passait plus le CT à cause de trous dans la carrosserie. Je la regrette beaucoup !
Moderne pour l'époque, rapide, élégante à comparer à la concurrence de l'époque. la personne qui aujourd'hui en possède une doit absolument l'utiliser comme une rescapée, ne pas la mouiller, encore moins la mettre dans le sel, comme on voit des riches "qui n'en ont rien à foutre" faire des rallye d'hiver avec des bijoux d'antan.
Ce que j'ai aimé : Gabarit et propulsion, car un cab actuel traction reste pour moi un truc de fille ou petit m'as-tu vu.
Ce qui me deplait : trop difficile à conserver en état de caisse.
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