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Essai SUBARU Outback

Vincent Desmonts le 08/02/2010

À l'heure où les constructeurs déclinent le 4X4 de loisirs à toutes les sauces, le japonais Subaru reste fidèle à la niche du break surélevé, avec cette quatrième génération de l'Outback.

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Présentation

Rival des Audi Allroad et autres Volvo XC70, le Subaru Outback cultive une certaine originalité technique avec sa transmission intégrale et son moteur à plat. En l'occurrence, un 2 litres diesel à rampe commune apparu en 2008, délivrant 150 chevaux et 350 Nm de couple. Pas feignant, ce moteur propulse le spacieux break de 0 à 100 km/h en moins de 10 secondes, tout en faisant preuve d'une appréciable sobriété (6,4 l/100 km en cycle mixte). Il est hélas pénalisé par un léger creux à bas régime, préjudiciable en milieu urbain. Mais le gros point noir reste la commande de boîte franchement revêche.

C'est sur routes et autoroutes que le Subaru Outback se révèle le plus à l'aise. Confortable, agile et sécurisant, il trace sa route en toute quiétude, sans pour autant générer l'ennui à son volant. La garde au sol de 200 mm, les pneus mixtes et la transmission intégrale permanente autorisent en outre des escapades sur les chemins roulants. S'il ne peut rivaliser avec les références allemandes en matière de finition, le Subaru Outback se rattrape avec un équipement ultracomplet et une bonne habitabilité. Reste que les tarifs assez élevés (34 900 € pour la version Confort et 39 900 € pour la finition Club qui ajoute cuir, GPS, toit ouvrant et clé mains libres) pourront faire hésiter...

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Design extérieur et intérieur

Légèrement agrandi par rapport à la précédente génération (plus 45 mm en longueur et 50 mm en largeur), le nouveau Subaru Outback soigne son volume habitable. Mais il abandonne au passage des traits distinctifs des anciens modèles, comme le vaste toit ouvrant panoramique (remplacé sur la version Club par un modèle conventionnel beaucoup plus petit) ou les vitres latérales dépourvues d'encadrement. Pas de quoi bouleverser un style général par ailleurs plutôt conservateur, mais c'est autant de détails distinctifs qui disparaissent. Dans l'habitacle, la présentation est un peu clinquante et la qualité n'égale pas celle des productions concurrentes « made in Germany ». Conscient de cette faiblesse, l'Outback soigne son équipement : absolument tout est de série sur cette finition haut de gamme club, du système de navigation à la caméra de recul en passant par la clé mains libres, la sellerie cuir ou la peinture métallisée. Du coup, aucune option n'est disponible, ce qui pourra déconcerter les habitués des productions allemandes précédemment citées ! Soulignons enfin l'intelligente modularité de la banquette 2/3-1/3 : il suffit d'actionner des commandes situées dans le coffre afin de la rabattre en un seul geste et dégager un plancher quasiment plat.

Mécanique, châssis

Apparu en 2008, le moteur Boxer diesel Subaru était destiné à convertir les modèles de la marque au gazole sans pour autant renoncer à la traditionnelle architecture transmission intégrale-moteur à plat. Ce moteur de conception moderne n'a pas évolué depuis son lancement, et offre toujours une distribution par chaîne, un turbo à géométrie variable et un filtre à particules. Il est associé à une boîte manuelle à 6 rapports. Comme tous les modèles Subaru, l'Outback n'est livrable qu'avec une transmission intégrale. Celle-ci emploie un différentiel central à viscocoupleur offrant une répartition par défaut du couple de 50/50 entre les deux essieux. Lorsqu'une perte d'adhérence est détectée sur l'un des trains, la répartition du couple est ajustée en conséquence. L'ensemble est cependant placé sous la surveillance d'un ESP.

Sur la route

À l'usage, rien ne distingue le moteur Subaru d'un diesel moderne à l'architecture plus conventionnelle. Bénéficiant d'une intégration soignée, le « Boxer » émet peu de bruit et de vibrations. Il procure un dynamisme routier appréciable, même si la souplesse à bas régime fait un peu défaut en ville. L'agrément global de ce moteur est hélas gâché par une boîte de vitesses à la commande indigne d'une voiture de cette gamme. Rétive à froid, accrocheuse à chaud, elle réclame en outre une poigne de fer pour enclencher la marche arrière !

Une fois lancé, l'Outback fait heureusement oublier ces petits désagréments, avec un châssis qui porte la marque Subaru. Certes, ce n'est pas une Impreza STI, mais l'Outback se révèle plutôt agile et étonnamment capable sur routes bosselées grâce à un amortissement judicieusement mis au point. La direction électrique douce et précise se fait oublier, le grip et la motricité atteignent un excellent niveau grâce à la transmission intégrale, et l'Outback en surprendra plus d'un par la facilité avec laquelle il aborde les courbes rapides. Le tout sans sacrifier le très bon confort, aussi bien servi par l'insonorisation que par le moelleux des sièges ou la richesse de l'équipement.

À retenir

Proposition toujours un peu décalée sur le vaste segment des SUV, le Subaru Outback se révèle plutôt séduisant. Confortable, agréable à conduire et spacieux, il ne lui manque plus qu'une commande de boîte plus raffinée pour décrocher ses galons de break luxueux. Hélas, le marché français risque d'être sévère avec ce modèle à l'image de marque fragile face aux ténors (souvent allemands...) du segment.
points fortsChâssis efficace et confortable, équipement riche, habitabilité, moteur silencieux et peu vibrant, modularité du coffre.
points faiblesCommande de boîte peu agréable, tarif élevé, manque de souplesse à bas régimes, revente incertaine.
13.4

20
Les chiffres
Prix 2010 : 39 900 €
Puissance : 150 ch
0 à 100km/h : 9.7s
Conso mixte : 6.4l/100
Notre avis
Agrément de conduite : 14/20
Sécurité active et passive : 15/20
Confort et vie à bord : 15/20
Budget : 17/20

Avis des propriétaires

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