Salon de Genève 2007

AUDI A5

David Lamboley le 14/03/2007

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Voilà enfin l'Audi A5, le grand coupé Audi, et cela valait vraiment la peine d'attendre.

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Voilà enfin le grand coupé Audi, et cela valait vraiment la peine d’attendre. Depuis plus de onze ans, il n’existait plus de coupé à quatre vraies places chez Audi, le dernier en date étant…le bien nommé Audi Coupé, disparu début 1996. Le récent TT, autre star du genre siglé des quatre anneaux, sera donc épaulé par le nouveau venu nommé A5 dès le mois de juin, date des premières livraisons en France.

Un bonheur n’arrivant jamais seul, la version sportive S5 sera lancée en même temps, une première chez Audi. Les éloges sont incontournables : superbe, élégant, parfaitement proportionné, en un mot très réussi, le coupé Audi A5 s’annonce comme un sérieux concurrent du Mercedes CLK et surtout du coupé BMW Série 3.

Les designers Audi ont de toute évidence été influencés par ce dernier en termes de proportions. Elles apparaissent en effet presque similaires sur ces deux autos, hormis une longueur et une largeur plus marquées sur l’A5. On retrouve également une découpe du coffre et des feux étonnamment proches entre les deux voitures, ce qui n’est toutefois pas désagréable. La face avant, bien entendu, reste 100% Audi.

Nous retrouvons l’imposante calandre maison dite « Singleframe » ainsi que les optiques horizontales intégrant une lame de feux diurnes à diodes blanches. La ceinture de caisse, haute, est soulignée par un léger pli de tôle qui forme de discrètes ondulations au niveau des ailes avant et arrière.

Cependant, le classicisme est globalement de mise, et l’on devine très vite que ce coupé appartient à une caste supérieure. L’habitacle, lui aussi, tend à confirmer l’excellence d’Audi en termes de qualité. Rien à redire à ce sujet, les matériaux et l’assemblage apparaissent tout simplement parfaits.

Au chapitre du style, on retrouve une planche de bord dont le schéma d’implantation rappelle fortement celui de l’Audi A6. La disposition et la forme des différents éléments rappellent aussi la grande berline Audi, notamment l’entourage des compteurs en forme de goutte d’eau et l’aménagement de la console centrale. Notons également la présence de l’interface MMI qui permet, via une molette, d’accéder à la plupart des fonctions de l’auto.

Au chapitre technique, l’Audi A5 repose sur un châssis entièrement nouveau qui promet un comportement de haute volée. Le train avant adopte une architecture à cinq bras alors que le train arrière repose sur un nouvel essieu à bras trapézoïdaux.

Tous deux sont réalisés en grande partie avec des éléments en aluminium. Remarquons que l’utilisation des alliages légers a été réduite à quelques éléments seulement en ce qui concerne la coque et la carrosserie, alors qu’Audi nous a habitués à plus d’audace en la matière.

S’il est un autre domaine ou la marque aux quatre anneaux excelle, c’est bien celui des moteurs. L’Audi A5 est donc propulsée par des blocs de haute volée. En essence, un nouveau V6 3.2 litres à injection directe disposant d’un système de levée des soupapes variable délivre 265 ch. Un petit 1.8 TFSI de 170 ch sera également lancé plus tard, à l’automne 2007.

Côté diesel, le 2.7 litres TDI passe de 180 à 190 ch, alors que le 3.0 litres TDI évolue de 233 à 240 ch. Ils disposent tous deux d’un filtre à particule en série et s’annoncent moins gourmands que la génération précédente. Pour la transmission, il existe au choix la boîte mécanique ou la boîte à variateur Multitronic.

Notons que les versions les plus puissantes disposent du système Quattro. Gardons le meilleur pour la fin, la version sportive S5 dispose du V8 4.2 litres FSI délivrant 354 ch équipant notamment entre autres l’Audi A6. Cette version de haute volée qui revendique un 0 à 100 km/h en 5,1 secondes dispose de la transmission intégrale en série ainsi que d’une boîte mécanique à 6 rapports. Bien entendu, le châssis bénéficie de réglages spécifiques et le système de freinage est renforcé.

Pour l’instant, Audi reprend la main face à BMW en termes de puissance : le plus virulent des coupés Série 3, le 335 Ci, développe à l’heure actuelle 306 ch. Mais l’imminente M3 risque de remettre violemment les pendules à l’heure !

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