L'Elise va bientôt fêter ses dix ans ! La petite Lotus n'a pourtant pas pris une ride, grâce à la bonne vieille recette du « Light is right » chère à Colin Chapman.
Les sportives d'aujourd'hui sont toutes plus désirables les unes que les autres, mais elles ont eu tendance à s'embourgeoiser. Désormais, la moindre GTI se doit d'avoir la climatisation, automatique de préférence, tandis qu'une Porsche 911 embarque porte-gobelets, ESP et système de navigation. Cela va dans le sens du progrès, disent les uns, tandis que les autres crient à l'hérésie. Pour ces derniers, il reste une solution : se tourner vers les petits constructeurs, souvent britanniques, qui fabriquent encore des sportives se passant d'airbags rideaux et de sièges électriques. Parmi ces dernières, la Lotus Elise est incontestablement la plus célèbre.
En 1995, lorsqu'elle est présentée au Salon de Francfort, l'Elise surprend. Elle est compacte (3,73 m), très basse (120 cm)... et plutôt faiblement motorisée, puisqu'elle reprend le modeste bloc Rover 1.8/120 ch équipant la MG F. En plus, son style ne fait pas l'unanimité, avec ses ouies d'aération massives et son allure de batracien. Autant dire que le badaud risquait de passer à côté pour lui préférer l'impressionnante Esprit, voisine de stand autrement plus aguicheuse...
Pourtant, l'Elise n'a rien à envier à sa grande soeur : elle emploie en effet des matériaux encore rares dans l'automobile. Son châssis tout en aluminium n'a alors son équivalent que chez l'Audi A8 ou... l'Espace de Renault. Conjugué à une carrosserie en matériaux composites et fibre de verre, il permet de contenir le poids sous la barre des 700 kg (15 de moins qu'une Fiat Panda !) tout en respectant les normes de crash-tests les plus récentes. Du coup, l'Elise affiche un rapport poids/puissance digne d'une Subaru Impreza, et grâce à un étagement de boîte judicieusement resserré, elle parvient à tenir la BMW M3 de l'époque en accélération sur le 0 à 100 km/h. Mais ce que l'Elise préfère, bien plus que les grand prix du feu rouge, c'est le circuit, où son centre de gravité ultrabas et ses trains roulants incroyablement efficaces font merveille. Pas besoin de poser des amortisseurs exotiques ou de sortir les pneus slicks : même en configuraton « stock », l'Elise peut prendre jusqu'à 1 G d'accélération latérale sans décrocher !
Cette fois je divise la note, les lotus sont vraiment pour moi des autos d'amour, alors quand on rajoute du parfum, il doit vous séduire encore et encore. Rallonger les rapports de boite : beuuurk ...! j'adore mes autos anciennes justement à cause des rapports courts. oui, bon mon comm est inutile, c'est interdit d'avoir une auto et même de s'en servir en France à présent... cela dit il vaut mieux rallonger la boite d'1 lotus légère que d'une rouge italienne ou autre allemande, toutes bien trop lourdes. (au fait: pourra-t-on mettre la 5 sur la voie de contournement à 3000 trs ? y a tjrs des jumelles ! )
Lotus se trompe complètement de voie
C'est justement maintenant qu'il faut sortir des voitures sportives et légères ce qu'ils avaient toujours fait.
Au moment où justement ce type d'automobile était recherchée et sera de plus en plus recherchée.
Sans compter que la voiture est vraiment laide.
Dommage Lotus n'est plus .
@john da :
"Lotus se trompe complètement de voie". Dans quel sens ?
Pour ce qui est de l'impact écologique, l'augmentation de poids ne va certes pas dans le bon sens... mais Lotus s'oriente apparemment vers les voitures hybrides et les moteurs électriques, donc cette opinion serait à tempérer notablement, dans ce domaine.
Si tu émets ce jugement d'un point de vue commercial, à mon humble avis, c'est toi qui te trompes complètement. En effet, n'oublie pas que Lotus, c'est Proton, un groupe asiatique, qui connait par conséquent bien le marché de l'auto en Asie et son évolution probable. Or, il est en train de se créer une classe asiatiques riche, voire très riche, avide de voitures de prestige (Porsche, Ferrari, ...). Pourquoi, pour Proton, ne pas tenter de devenir le champion d'un marché en création, et bientôt fort de millions de nouveaux riches ?
Sinon, du point de vue du petit passionné européen, cette évolution est regrettable, mais pour un groupe comme Proton, l'ave
(fin du commentaire précédent tronqué)
Pour Proton, l'avenir, ce n'est pas les quelques passionnés européens, plus riches en souvenirs de la belle époque Lotus qu'en euros (ou yuan renminbi surtout).
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